31.12.05
" La culture permet à chacun d'aiguiser son esprit critique, de tenter de maîtriser ses déterminismes sociaux et de concevoir un langage nécessaire à l'affirmation de sa propre existence autant qu'à la communication avec autrui. L'art nous met émotionnellement en mouvement et nous permet une perception décalée de ce monde à la dérive. Lorsque vous vous trouvez dans le dénuement le plus total, que vous n'avez plus rien, à peine votre dignité d'homme, il vous reste encore de quoi créer avec juste ce que vous êtes. L'art permet de transcender ce qui vous a réduit pour en faire une force de vie et une capacité à aimer l'autre. L'action artistique est une proposition existentielle. " Dixit Maxime Apostolo, fondateur et directeur de Pulsart, association qui " lutte par l'action artistique contre toutes les formes d'exclusions et de discriminations ". (Télérama, 30/11/05)
Dérives irréversibles
" Les problèmes que nous rencontrons lorsque nous menons des actions dans les quartiers, dans des foyers, à l'école, à l'hôpital ou en prison, nous concernent tous. L'affaiblissement de l'artistique et du culturel, la disparition de l'action collective, la mise en péril de la relation entre la justice et le juste, la ghettoïsation et la ségrégation des espaces publics, les catastrophes écologiques, la déshumanisation du rapport à l'autre sexe, le délitement de l'éducatif, la dépréciation du populaire sont autant de phénomènes que nous voyons à l'œuvre et sur lesquels il est de notre devoir d'alerter. Nous sommes frappés par le caractère de plus en plus irréversible de ces dérives. La course au progrès et à la croissance nous fait faire des choix de vie qui grèvent quasi définitivement notre avenir. Nos marges de manœuvre sont faibles mais nous nous devons d'y travailler sans relâche. " Dixit Maxime Apostolo, fondateur et directeur de Pulsart, association qui " lutte par l'action artistique contre toutes les formes d'exclusions et de discriminations ". (Télérama, 30/11/05)
30.12.05
L'exemple suédois
Il y a quinze ans la Suède se portait mal : les grandes entreprises étaient rachetées par des étrangers, le chômage était monté à 10 %, l'école et la santé fonctionnaient moins bien, les inégalités grandissaient, le vieux parti au pouvoir était à court de souffle… Une " stratégie de renouveau " a été mise en place pour réagir, basée sur trois axes : " l) une ouverture à la compétition et aux forces du changement; 2) un effort massif pour l'innovation, les universités, la recherche; 3) un Etat qui reste fort, mais qui a été entièrement adapté ". Conséquences aujourd'hui : une croissance retrouvée à un niveau dynamique, un chômage tombé à 5 %, des services publics repensés, sans remise en cause de leur qualité. " La grande réussite de ce pays, comme celle par ailleurs du Danemark, a été de trouver le moyen de conserver une grande sécurité pour les individus tout en donnant toute la flexibilité nécessaire à l'économie : d'où le néologisme de la « flexécurité ». " Les constats de l'ex-malaise suédois ressemblent fort à l'état de notre vieux pays aujourd'hui. Par contre, les remèdes restent chez nous encore à inventer. Le seront-ils en 2006 ? (Eric Le Boucher, Le Monde des 27-28/11/05)
Se mobiliser contre la perte de confiance
" La France est effectivement le seul pays où « libéral » est devenu une insulte. C'est très troublant, car si le libéralisme ne donne pas réponse à tout, aller contre lui ne conduit qu'à l'autodestruction ou la paralysie. Il n'y a pas de parti libéral en France, et guère plus ailleurs, mais tous les partis responsables sont en quelque mesure libéraux. Pourquoi ? Parce que le libéralisme est la formulation des règles fondamentales de la civilisation moderne - liberté de conscience, de religion et d'expression d'un côté, et, de l'autre, acceptation du commerce comme moyen de régulation, plutôt que la guerre et l'économie de commandement… La faiblesse intime de la France, partagée par les hommes politiques, est, je crois, une perte de confiance dans ses forces propres. Alors que le libéralisme suppose cette confiance et fait appel à ces forces, en l'absence de confiance, il apparaît comme une menace plutôt que comme une promesse. Les Français préfèrent dès lors s'accrocher à ce qu'ils ont - et beaucoup ont quelque chose. Le système français est extrêmement protecteur pour ceux qui ont déjà quelque chose, et terriblement dur pour ceux qui n'ont rien. Puisqu'on parle tant du « modèle français », je souhaite qu'il devienne enfin « encourageant »… " Dixit le philosophe et historien du libéralisme Pierre Manent. (Le Monde, 4-5/12/05)
Forte hausse des dépenses de logement
En 2004, les dépenses consacrées au logement ont atteint 20,9 % des revenus des Français. Ce chiffre n'était que de 15 % en 1984. Une information-clé pour comprendre la panne de la consommation. (Le Monde, 11-12/12/05)
29.12.05
Désillusions ?
" Moi-même je suis mécontent : j'ai 62 ans, alors que sous le communisme j'avais 20 ans ! A l'époque, on avait peu, mais on avait tous la même chose. Aujourd'hui, certains sont beaucoup plus riches, et cela suscite la jalousie. D'autres misaient sur une sorte de plan Marshall pour l'Est, pas tant pour du financement que pour une planification de la sortie du communisme. D'autres pensaient que la France accueillerait les plombiers polonais. D'autres encore croyaient qu'il y aurait une égalité entre les agriculteurs des différents pays de l'Union européenne… " Dixit l'ancien syndicaliste puis président de la Pologne Lech Walesa, qui estime que son pays est gagné par " l'insatisfaction et un certain désarroi ". Au plus fort de son combat contre le communisme, sa philosophie était : " combattre le mal par le bien, l'absence de démocratie par la démocratie ". (Le Monde, 17/12/05)
La dramatique criminalité bulgare
" Ici, à cause du communisme, il n'y a pas de vieilles familles dont la fortune remonte aux temps anciens, il n'y a que des nouveaux riches. C'est vrai que beaucoup d'entre eux ont acquis leur premier million de dollars de façon illicite ou brutale. Comme jadis dans les pays occidentaux. Comme, ailleurs, ces familles d'oligarques vont se ranger, légaliser leurs affaires et, dans une génération, tout sera normalisé. " Dixit un homme politique bulgare. En attendant, 125 personnes ont été assassinées par des tueurs à gages dans des lieux publics en Bulgarie ces cinq dernières années. Le pays n'est pas encore prêt à l'adhésion dans l'Union européenne, c'est le moins que l'on puisse dire. (Le Monde, 14/12/05)
La Joconde folle de bonheur
Le sourire de Mona Lisa traduit à 83 % le bonheur selon la très sérieuse analyse de scientifiques danois. L'image du bonheur de vivre personnifiée ?
28.12.05
Une crise en forme de renouveau
" La crise proclamée de la cuisine française est d'abord un renouveau. Ce ne sont pas les traditions culinaires qui tremblent, mais des interprétations figées et des a priori quasi théologiques qui nous faisaient manger dans des musées poussiéreux plutôt que dans des salles ouvertes aux évolutions naturelles, où le plaisir se partage dans l'assiette, le service, le décor. Le développement d'une cuisine sincère, qui respecte vérité du produit et authenticité de la culture dont elle est issue, la traçabilité des aliments, une cuisine créative et conceptuelle, peu dépensière et réfléchie, composent le credo d'une génération qui, tout entière, accompagne la mutation de notre gastronomie. S'il ne faut retenir qu'une seule chose de ce moment qui fait passer d'une période à une autre, c'est qu'il ne s'agit pas d'une rupture ou d'une remise en question des éléments fondamentaux de notre culture culinaire, mais plutôt d'un retour aux sources d'une gastronomie ouverte sur le monde car enracinée dans ses valeurs et ses terroirs. " Dixit le chef Alain Ducasse. (Le Monde, 10/12/05)
Le bon pain
" Faire du pain reste un travail artisanal. La température et l'humidité ne sont pas les mêmes d'un fournil à l'autre, le façonnage à la main dépend de la technique du boulanger, les pétrins pétrissent différemment, sans oublier l'influence du climat. La fermentation reste un phénomène complexe que personne n'a vraiment réussi à dompter. Et puis chaque boulanger a sa façon de faire, sa touche personnelle. " Dixit le directeur général de Banette, Bernard Seller, au sujet du fantasme de la " macdonaldisation " du pain. (Le Monde, 13/12/05)
Le succès des Pokémon
Les personnages de mangas Pokémon, lancés en jeu vidéo en 1996 par Nintendo, ont généré 30 milliards de dollars de chiffre d'affaires en dix ans. Il faut dire qu'il en existe des chaussures, des magazines, des émissions télé, des films… (Le Monde, 13/12/05)
27.12.05
Fossé numérique entre générations
" Ne soyons pas naïfs. Dans l'avenir, tout le monde aura le pouvoir d'espionner, de surveiller son voisin. Déjà, les téléphones mobiles de nouvelle génération sont dotés de petites caméras et les séquences vidéo peuvent être publiées sur Internet… Dans dix ans, la notion de vie privée telle que nous la définissons n'existera plus... L'accélération des innovations technologiques va accroître, dans dix à quinze ans, le fossé entre générations. Actuellement, coexistent déjà cinq générations dont chacune a une approche différente des nouvelles technologies et des objets informatiques et électroniques. " Dixit le prospectiviste américain Howard Rheingold. (Le Monde, 27-28/11/05)
La vraie vie est toujours ailleurs...
" Crise des utopies, crise des projets, crise des modèles, crise aussi de l'histoire devenue fiction. Du point de vue collectif, le capitalisme et la mondialisation sont désormais le milieu, sans extérieur, dans lequel nous avons à vivre. L'absence d'alternative conduit à un acquiescement sans adhésion : on n'adhère pas à la pesanteur. Pour ceux qui veulent encore s'opposer, les altermondialistes ou les antiglobalisation par exemple, le refus se manifeste de manière abstraite et vide faute que se dessine autre chose : reste à invoquer l'humanité ou la solidarité avec les pauvres. Même l'idée d'un péril que courrait l'humanité tout court ne peut être décemment mise en avant : elle serait chargée de trop d'utopie… L'absence de projet se traduit par le sentiment que la vraie vie est toujours ailleurs, ce qui entraîne la prolifération des projets : faire un régime, avoir un enfant, partir en vacances, prendre une année sabbatique, aller passer une année dans l'humanitaire, etc. " Dixit le philosophe Yves Michaud. (Le Monde, 30/11/05)
Kleenex universel
" La rentrée littéraire, c'est comme le beaujolais nouveau. Les millésimes sont vite oubliés. " Dixit Jean-Marie Ozanne, libraire à Montreuil. Sur les 663 romans publiés en septembre dernier, à peine une trentaine ont réalisé des ventes significatives. En fait, 50 % de ces livres n'ont même pas eu une visibilité qui aurait permis de les vendre. " Nous vivons dans une société du Kleenex universel " complète Jean-Marie Laclavetine, éditeur chez Gallimard. (Télérama, 07/12/05)
26.12.05
Le bon saumon fumé
C'est trop tard pour Noël mais juste à temps pour nouvel an : iSaveurs! vous explique comment bien choisir votre saumon fumé... Avec 300 millions d'euros d'achats en 2004, nous en sommes le deuxième consommateur dans le monde derrière le Japon. (Le Monde, 14/12/05)
Il est encore temps...
Si vous n'avez vraiment reçu aucun cadeau inutile, il est encore temps de vous rendre sur le site des geeks, les fous d'objets technologiques : www.mageekstore.com.
Dernières nouvelles
« Alors qu'au fond tous les héros de l'actualité et les personnages des romans paraissent bien n’avoir d'autre but, encore qu'en s'y prenant de mille façons différentes, que de chercher à trouver le bonheur. Tel est l'homme aux dernières nouvelles. Et aux premières heures, il était le même : qu'on se rappelle histoire de l'Eden. Il semble donc bien que le bonheur n'existe pas. Depuis le temps, on l'aurait trouvé. Ou alors il y a quelque chose : peut-être a-t-il roulé sous un meuble ; peut-être l'homme s'est-il assis dessus, ou encore il ne l'aperçoit pas, comme quand on cherche ses lunettes en oubliant qu'on les a sur le nez. » Dixit Alexandre Vialatte (1901-1971), romancier et chroniqueur dans le quotidien régional La Montagne, dans sa chronique du 18 mai 1965.
25.12.05
Le plus beau jour de l'année
« Noël est là,
Ce joyeux Noël, des cadeaux plein les bras,
Qui réchauffe nos coeurs et apporte la joie,
Jour des plus beaux souvenirs,
Plus beau jour de l'année. »
Dixit l’écrivain américain Washington Irving
Ce joyeux Noël, des cadeaux plein les bras,
Qui réchauffe nos coeurs et apporte la joie,
Jour des plus beaux souvenirs,
Plus beau jour de l'année. »
Dixit l’écrivain américain Washington Irving
24.12.05
Joyeux Noël à toutes et à tous !
« Le repas de Noël en famille, nous ne connaissons rien dans la nature qui soit plus merveilleux. Les jalousies et les discordes mesquines sont oubliées, les sentiments de sociabilité se réveillent dans les cœurs qu’ils avaient depuis longtemps désertés… et tout n’est que bonté et bienveillance. » Charles Dickens
Lucidité
" C'est la lucidité, la fautive, elle met les poètes en lambeaux, elle qui vous apprend un jour que le père Noël n'existe pas. Elle qui vous bouffe l'enfance. " Dixit Pierre Perret, " Grand Jacques ".
La très petite chose qui envahit tout
« L'amour est souvent une très petite chose que vous n'apercevez pas, parce que vous cherchez l'invention grandiose construite pendant votre enfance, et qui n'existe pas... Mais la très petite chose, un jour, envahit tout. » Dixit Yves Simon, " Le prochain amour ".
23.12.05
La ville, une question de flux
" La ville, ce sont d'abord des flux, des déplacements liés au travail, au logement ou aux loisirs. Quand le flux fonctionne bien, la ville est en bonne santé. Lorsqu'il y a une hémorragie ou que le flux est interrompu, il y a un problème. Les questions de l'habitat, de l'emploi et du transport, qui sont essentielles dans la vie des gens, valent aussi par les liens qu'elles ont entre elles. " Dixit le sénateur-maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, également président de l'association des maires des grandes villes de France. (L'Alsace, 09/12/05)
Un formidable progrès
" La politique, dirais-je à l'inverse de Clausewitz, c'est la guerre continuée par d'autres moyens. Autant dire que c'est l'un des plus formidables progrès de l'histoire de l'humanité (ces moyens valant infiniment mieux, presque toujours, que la guerre) et la seule forme effective de la paix. C'est pourquoi l'apolitisme est une faute. C'est pourquoi l'individualisme est une faute. On ne se bat pas tout seul, puisqu'on ne se bat que contre quelqu'un, puisqu'on n'a de chances de l'emporter, à l'échelle de la société, qu'avec d'autres… Mais c'est qu'en vérité on ne vit pas tout seul : toute vie humaine en suppose d'autres, qui l'engendrent, qui l'éduquent, qui l'accompagnent, qui la croisent, qui la gênent, qui la fortifient, contre lesquelles elle s'appuie ou s'oppose, se définit ou se cherche. L'homme, disait Aristote, est un animal politique - au point, ajoutera Marx, qu'il ne peut s'isoler que dans la société. Et quoi de plus social, en effet, que nos solitudes d'aujourd'hui ? " Dixit le philosophe André Comte-Sponville, dans le livre absolument indispensable " La vie humaine ", déjà cité hier.
Un nouveau mammifère
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a peut-être repéré un nouveau mammifère sur l'île de Bornéo. Il s'agit d'un quadrupède un peu plus grand qu'un chat, à la longue queue touffue. Un animal inconnu, ce n'est quand même pas tous les jours !
22.12.05
Salariés en panne de motivation
Une étude, menée tous les deux ans, auprès de 86.000 salariés de 16 pays donne des résultats intéressants sur l'investissement dans le travail. En France, seuls 9 % de salariés se disent fortement engagés. 23 % s'estiment désengagés. Entre, 68 % sont modérément engagés, autrement appelés les " àquoi-bonistes ". Ces résultats dégagent un " gros défi à relever pour les employeurs ". Parmi les principales attentes des salariés européens figurent l'intérêt des dirigeants pour leur bien-être, le développement des compétences, le degré d'autonomie. Ils attendent de leur employeur qu'il soit un visionnaire. Parmi les principaux reproches formulés à l'encontre des dirigeants : trop de distance, la méconnaissance des difficultés quotidiennes sur le terrain, une mauvaise communication. Reproches éternels… Et vous, comment vous situez-vous ? (L'Express, 15/12/05)
Inventer
" On ne sait pas comment cela a commencé, ni même s'il y eut un commencement. Mais nous savons que nous ne faisons que continuer cette histoire qui nous précède, qui nous engendre, qui nous habite, que telle est notre tâche, notre destin, notre dignité, enfin le seul lieu possible, pour nous, et du courage et du bonheur. Toute vie est reçue. Il ne reste qu'à la vivre. Engendrée, et non pas créée. Il ne reste qu'à l'inventer… Toute vie est reçue, disais-je. A nous de n'être pas indignes de ce présent qu'on nous a fait, qui est le présent même. Loterie de vivre : combat de vivre. Que nous soyons tous nés par hasard, ce qui est bien clair, ce n'est pas une raison pour vivre au hasard. Naître est la première chance. Ne pas gâcher cette chance, le premier devoir. " Dixit le philosophe André Comte-Sponville, dans le livre absolument indispensable " La vie humaine ". Un livre où il parle de l'essentiel de la vie en douze chapitres brefs et limpides. Un livre, illustré par sa compagne, que chacun devrait détenir dans sa bibliothèque.
Retour en enfance
Que celui qui n'a jamais lu un livre de la " Bibliothèque rose " lève le doigt. Fantômette, le Club des Cinq ou Oui-Oui ont marqué l'imagination de plus d'un petit lecteur. Cette collection fête ses 150 ans. L'occasion de la redécouvrir.
21.12.05
Trop de formatage
" Avec Harry Potter, Spider-Man ou la famille des Indestructibles, King Kong est contraint au succès. Un échec commercial du singe géant fragiliserait le studio qui l'a financé, Universal, aujourd'hui propriété du groupe General Electrics. Ces investisseurs refusent de viser moins que les profits gigantesques qu'engendrent les grandes séries de films de studio, dont La guerre des étoiles fut le prototype. Les films moyens ne suscitent plus guère d'intérêt. Ce maximalisme financier pousse à la prudence artistique, au formatage des scénarios et des mises en scène... Comme l'ont montré des échecs récents (dont celui de The Island) et des succès surprise, Hollywood est loin de l'équation qui garantirait le succès et doit toujours se reposer sur des variables, impossibles à quantifier, comme le talent des artistes ou le désir du public. " Extrait de l'éditorial du Monde du 14/12/05.
Jouer en famille
A quelques jours des fêtes en famille, préparez votre programme de jeux sur Tric Trac, le magazine Internet des jeux de société.
Fin de privilège
" L'accès à l'information sera de moins en moins un privilège de riches. A l'Est, en Asie, ils restent plus pauvres, mais ils sont plus compétitifs et ont plus faim. " Dixit Niklas Zennströmm, co-fondateur de Skype. (L'Express, 15/12/05)
20.12.05
Destination l'Inde
" Votre enfant est bac + 5, ingénieur, technicien, informaticien, et il n'a pas de boulot dans la France de Chirac ? Qu'il parte en Inde. Le système éducatif y est dépassé par l'expansion fulgurante du secteur des hautes technologies. Les salaires des programmeurs montent de 13 % l'an (actuellement 6.600 dollars par an en moyenne) et ceux des responsables de projet de 23 % (déjà 31.000 dollars). Selon le cabinet américain McKinsey, l'Inde va souffrir d'une pénurie de 500.000 professionnels qualifiés d'ici à 2010. Les services informatiques, la clé de réveil de l'Inde, représentent 4 % de son PIB et emploient 695.000 personnes. Ils devraient doubler d'ici à la fin de la décennie pour peser 7 % du PIB et employer 1,5 millions de personnes. A condition que la pénurie ne vienne pas freiner cette expansion. " Dixit Eric Le Boucher dans sa chronique. (Le Monde, 18-19/12/05)
La presse écrite en manque d'audace
" L'audace vient à mesure que les choses se détériorent. Les petites annonces sont un bon exemple. La presse s'accroche au modèle traditionnel consistant à faire payer les utilisateurs, alors que leurs nouveaux concurrents comme Craigslist, Google ou Microsoft, misent sur la publicité contextuelle. On a l'impression que la presse attend que ce marché lui échappe pour laisser tomber son vieux modèle. " Dixit le spécialiste de la presse en ligne Steve Outing.
Le prix de votre banque
Le Monde vient de proposer une analyse comparative du coût annuel des banques. Les différences sont considérables parmi les dizaines d'établissements étudiés. Certains clients sont vraiment des gogos ! Par chance, ma banque figure en tête du classement. Dommage que ce lien ne présente pas le tableau détaillé publié dans le journal papier. Nombreux sont ceux qui n'osent pas changer de banque, un tel comparatif pourrait éclairer plus d'un client !
Ecrivez-lui
Il est encore temps d'écrire au Père Noël… La Poste, qui assure son secrétariat officiel, accepte les mails.
19.12.05
Ne pas rester dans son fauteuil
" Il me paraît important de se prouver qu'on est un être vivant. Vivre, c'est se lancer en avant, risquer, courir, tomber, se relever. Ne reste pas dans ton fauteuil, tranquille, tu te rabougris. " Dixit Sœur Emmanuelle. (EspritFemme, décembre 2005)
Besoin vital
" Depuis 1968, notre société repose sur le mythe de l'individuation selon lequel chacun doit partir en quête de lui-même, devenir autonome et se réaliser dans ses désirs comme dans ses projets. Sauf qu'à force d'être un individu, on se retrouve seul… Car, à côté des relations d'individu à individu, une dimension essentielle a été sous-estimée : celle de l'appartenance. L'être humain a en lui le besoin vital d'appartenir à des groupes pour se sentir apprécié, reconnu par d'autres et donc pour se sentir exister. Il est ainsi fait qu'il ne peut se faire " autoexister ". Dixit le psychanalyste Robert Neuburger. (EspritFemme, décembre 2005)
France vue sur mer
Incroyable le passe-temps de Pascal Le Fichant. Dès qu'il en a le temps - il en a aussi les moyens - il prend son avion, survole les côtes de France et les prend en photo. Une fois rentré, il les met en ligne sur Francevuesurmer.com. Tout avait commencé en Bretagne pour ce breton installé à Paris. Plongez-vous dans ces clichés, il s'en dégage un vent de fraîcheur et de liberté ! (Via Thalassa)
18.12.05
Tirer une balle dans le futur
" Avec le journalisme, on regarde le monde depuis la rive. Avec la littérature, on navigue au large. Le risque artistique est plus grand. On peut se noyer en route. Si vous ne prouvez pas une grande habileté à naviguer, si vous ne montrez pas du courage, une foi chevillée, vous n'y parviendrez jamais à l'autre rive. Le risque encouru par le journaliste vient du monde extérieur, celui de l'écrivain de son monde intérieur… Le journalisme traite du présent, mène des grandes batailles démocratiques. Ecrire un roman, c'est comme tirer une balle dans le futur. " Dixit le journaliste et écrivain indien Tarun Tejpal. (Le Monde 2, 17/12/05)
17.12.05
L'émergeance de l'hyper-visibilité
" Je propose une piste : gérer son extimité pour préserver son intimité. L’extimité, c’est ce qu’on souhaite mettre en avant, ce qu’on veut rendre visible. Plus votre extimité sera large, et plus votre intimité pourra être protégée. " Dixit Alain Lefebvre, dans un article d'Agora Vox. L'auteur s'intéresse à l'hyper-visibilité dont chacun peut faire l'objet sur Internet, une notion qui a sans aucun doute un bel avenir. Il aborde aussi la notion de signal social, puisque le haut-débit permet d'être en ligne en permanence. Bonne lecture par le lien ci-dessus...
Un billet n'est pas un article
" Tout le monde semble d'accord pour dire que le ton d'un blog ne peut pas, ne doit pas, être celui d'un article. Le style est plus parlé, moins écrit. Tout est là. Le billet cherche, amuse, provoque, intrigue alors que l'article informe. Sa plus grande valeur est qu'il sert à engager la discussion entre le blogueur et ses lecteurs mais aussi entre ces derniers comme vous le faites si bien. Nous apprenons ainsi à ne pas monopoliser le micro, et vous à le prendre et à vous le passer. Ça change... n'est-ce pas ? " Dixit Francis Pisani, via Agora Vox.
Carpe diem
« Il faut apprendre à marquer un temps d'arrêt dans la course effrénée qui nous pousse vers l'avenir, recentrer son existence sur soi, cesser de se disperser en mille choses du monde, chasser de son esprit les multiples préoccupations et savourer l’instant présent. » Dixit Philippe van den Bosch, " La philosophie et le bonheur ".
16.12.05
Entre 22 et 28 ans
« Cet âge, qui, pour tous les hommes, se trouve entre 22 et 28 ans, est celui des grandes pensées, l'âge des conceptions premières, parce qu'il est l'âge des immenses désirs, l'âge où l'on ne doute de rien : qui dit doute, dit impuissance. Après cet âge, rapide comme une semaison, vient celui de l'exécution. Il est en quelque sorte deux jeunesses : la jeunesse durant laquelle on croît, la jeunesse pendant laquelle on agit ; souvent elles se confondent chez les hommes que la nature a favorisé, comme César, Newton et Bonaparte, les plus grands parmi les grands hommes. Je réussirai ! Le mot du joueur, du grand capitaine, mot fataliste qui perd plus d'hommes qu'il n'en sauve. » Dixit Honoré de Balzac.
Abri
« Quand il y a un mur de livres dans une pièce je me sens à l'abri. Plus sûre que derrière n'importe quelle porte blindée. » Dixit Jeanne Benameur, écrivain.
La reconversion qui fait scandale
L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder va prendre la tête du consortium germano-russe qui va construire le gazoduc nord-européen, passant sous la mer Baltique. La société russe Gazprom en est le principal propriétaire. Cette nomination fait scandale en Allemagne car l'ex-chancelier avait lui-même signé l'accord politique nécessaire avec Vladimir Poutine en septembre dernier. Il en tire un profit personnel. Nous parlions hier de ces " hommes politiques qui se tirent dans le pied ". N'en voici pas un autre ? (Le Monde,13/12/05)
Le chef qui se dévoile
« J'adore les femmes et nous vivons trop longtemps de nos jours pour passer une vie entière avec une seule. » Dixit le cuisinier Paul Bocuse, 80 ans, qui vient de faire des confidences intimes à la presse anglaise. (Libération.fr)
15.12.05
Ces politiques qui se tirent dans le pied
" Comment s'étonner que la plus puissante des démocraties soit si mal considérée dans le monde quand son président voudrait imposer au Congrès de légaliser la torture après avoir menti pour déclarer une guerre et autorisé la CIA à organiser des prisons secrètes ? Comment ne pas voir que la dénonciation des dictatures et le procès de Saddam Hussein deviennent des moqueries lorsqu'un Premier ministre britannique tente - heureusement en vain - d'instituer une garde à vue de trois mois au pays de l'habeas corpus ? Et comment s'effarer que des adolescents se fassent hors-la-loi quand l'égalité inscrite aux frontons de la République est démentie par les discriminations à l'embauche et que Karim souffre bien plus encore du chômage que François ? A s'asseoir sur leurs principes, les démocraties ne font que se tirer dans le pied. C'est, au contraire, en croyant à leurs valeurs et s'y conformant qu'elles se renforcent. Elles devraient s'en souvenir - avant de s'affaiblir plus encore. " Dixit le journaliste Bernard Guetta. (L'Express, 17/11/05)
" Les phares - Une anthologie "
" Je n'oublierai jamais la première fois que j'ai vu un phare. J'étais très jeune, peut-être cinq ou six ans. J'écarquillai les yeux d'émerveillement. Je me rappelle avoir senti un lien spirituel entre le petit garçon que j'étais et ces sentinelles magnifiques postées au bord des falaises, veillant sur les navires et les marins exténués qui bravent les courants trompeurs. Comment un simple frisson lumineux pouvait-il changer tant de choses dans la vie des hommes ? Comment tant de gens pouvaient-ils faire confiance à cette lumière et à ses gardiens ? Devenu adulte, je comprends à présent pourquoi, à chaque fois que je revois un phare, je suis encore subjugué par ces superbes tours qui se dressent pour avertir du danger. J'ai toujours été captivé par le faisceau lumineux qu'ils émettent, dans le seul but de mener les marins et leur équipage à bon port. Pluie ou brume, tempête ou brouillard, le feu sera toujours là, derrière sa vitre, une vitre de cristal destinée à amplifier sa lumière. Même si la lumière n'est vraiment éclatante que lorsqu'elle l'a traversée, pas avant. Exactement comme les vitres de cristal que la vie place devant nous. " Dixit Sergio Bambaren, cité dans ce superbe petit livre : " Les phares - une anthologie " qui vient de sortir. Il a la forme d'un phare et rassemble des extraits variés de textes évoquant les phares. La poésie de Baudelaire ou Lamartine, la prose de Hugo ou de Jules Verne cohabitent avec des reproductions de gravures superbes. Ce livre est à la fois un plaisir de lecture et un bel objet. Une idée de cadeau...
Steve Case fait sa Revolution
Le cofondateur d'AOL, Steve Case, vient de quitter l'entreprise il y a quelques semaines. Il entend se consacrer à plein à son nouveau projet, Revolution, un fonds d'investissement spécialisé dans les loisirs et les bien-être. Il souhaite se développer en " redonnant le pouvoir aux consommateurs ", en provoquant des innovations de rupture, en remettant en cause des schémas de consommation " usés ". Tout un programme, par rapport auquel je ne peux que vous encourager à vous plonger dans le site. (L'Express, 24/11/05)
14.12.05
Alcooliques
Les Alcooliques anonymes viennent de fêter leurs 45 ans. En France, il y aurait 2 millions de personnes dépendantes de l'alcool. 45.000 en décèdent chaque année. L'alcool est responsable de 3 % des décès féminins. (Le Monde, 20-21/11/05)
Les plaques émaillées s'arrachent
" Les vrais collectionneurs amoureux des objets pour leurs formes ou leurs couleurs ont malheureusement fait place à des spéculateurs qui achètent au plus bas prix et revendent au plus cher " explique un spécialiste des objets publicitaires. Les plaques émaillées sont particulièrement concernées. Elles ont connu leur grande époque de 1925 à 1940 pour faire la pub de marques comme Banania, Meunier, La Vache qui Rit, Michelin. Désormais, impossible d'en trouver une à moins de 100 ou 150 euros. Le développement des sites d'enchères en ligne est passé par là. Toute belle pièce s'arrache à prix d'or. (Le Monde, 24/11/05)
Le Dalaï Lama en ligne
De son exil en Inde, le Dalaï Lama vient de lancer son site. (Zapping du Web)
Personne n'est à l'abri
On peut s'appeler Jean-Louis Servan-Schreiber, avoir lancé des titres de presse prestigieux comme L'Expansion, avoir relancé des magazines comme Psychologies jusqu'à en faire des réussites spectaculaires, et quand même se tromper. Trois mois après son lancement, JLSS suspend la parution de Mood, nouveau bimédia pour les jeunes femmes. Personne n'est à l'abri de l'échec. Il sera intéressant de l'analyser de près : si le magazine n'a pas décollé, la fréquentation du site a explosé. Parce que ce dernier est gratuit ?
Un magazine papier sur les blogs
L'équipe de Pointblog.com vient d'annoncer le lancement de Netizen, le premier magazine papier sur les blogs. Au passage, on apprend que Pointblog.com enregistre 390.000 visiteurs mensuels.
13.12.05
L'échec scolaire se construit très tôt
" Le système scolaire français est rigide : il faut réussir tel cursus, à tel âge, passer dans la classe supérieure, etc. L'échec scolaire se construit très tôt, dès la maternelle, quand l'environnement de l'enfant ne lui permet pas un développement harmonieux basé sur le langage. Les parents ont une trop grande difficulté sociale, trop de problèmes de chômage, de garde d'enfants, de transports, etc. Ils ont moins de temps à passer avec leur enfant. Du coup, l'école va passer son temps à compenser ces insuffisances de langage et de conceptualisation, à essayer de rattraper des handicaps. " Dixit Ghislaine Hudson, 55 ans, proviseur de lycée en Seine-et-Marne. (Le Monde, 20-21/11/05)
Eureka
" De l'intelligence, de l'émerveillement, de la dignité humaine. Du rêve enfin. Il y en a partout. Ce n'est pas une question de sujets - ils peuvent être sombres ou lumineux, grotesques ou déchirants, futiles ou austères -, mais plutôt du regard que l'on porte sur ces sujets, et plus profondément de ce que l'on veut en transmettre. Transmettre, voilà le verbe juste pour un magazine qui ambitionne de rendre accessible au plus grand nombre la culture de son temps. Parce que dans l'infosphère, ce flux incessant et étourdissant d'informations qui nous submerge, il est nécessaire de trier, hiérarchiser, décrypter, donc choisir. Voilà, à sa manière, ce que propose Eureka, en adoptant pour devise : " il faut être absolument curieux ". Et, littéralement, curieux de l'absolu. " Dixit Sven Ortoli, qui signe l'éditorial du numéro 1 d'Eureka, le nouveau magazine d'info des 15-25 ans du groupe Bayard. Beau programme : chez Pépites, nous partageons avec enthousiasme le " il faut absolument être curieux ".
Le Gulf Stream perturbé
« Les implications de ces observations ont considérables. Les relevés paléoclimatiques montrent que les températures de l'hémisphère nord peuvent s'effondrer de plus de 10 °C en quelques décennies et que ces changements abrupts sont intimement liés à des interruptions de la circulation océanique. » Dixit Detlef Quadfasel, chercheur à l'institut d'océanographie de l'université de Hambourg en Allemagne. Il commente ainsi les récents constats de réduction de débit de 30 % en cinquante ans du Gulf Stream qui alimente en chaleur l'Atlantique nord. Si cette tendance se confirme, les températures de l'hémisphère nord pourraient baisser de plusieurs degrés. Ce phénomène est attribué au réchauffement climatique. Quand le réchauffement conduit à une baisse des températures, la boucle est bouclée. (Le Monde, 02/12/05)
12.12.05
Génie
" Le génie, c'est de durer. " Dixit le cuisinier Pierre Gagnaire. (Chez Guillaume Durand dans Campus, 09/12/05)
Ces oeuvres qui nous rajeunissent
" Je suis persuadé que l'on comprend mieux le monde dans les grands romans qu'en observant les gens… Les écrivains sont comme les compositeurs. J'ai toujours joué les œuvres avec lesquelles j'avais l'impression que l'on pouvait passer une vie. Celles qui émettent sans cesse de nouvelles énergies. Qui vous rajeunissent. On devrait toujours se demander avec quelles œuvres on veut vivre. " Dixit le pianiste et poète Alfred Brendel. (Le Monde, 11/11/05)
La liberté en s'enfermant
" L’interprète est en réalité un exécutant, l’exécutant exact de la volonté du compositeur. Il n’apporte rien qui ne soit déjà dans l’œuvre. S’il a du talent, il laisse entrevoir la vérité de l’œuvre qui seule est géniale et se reflète en lui. Il ne doit pas dominer la musique mais se dissoudre en elle. Je ne crois pas que ma façon de jouer ait évolué. Si tel fut le cas, je ne m’en suis pas aperçu. Peut-être me suis-je simplement mis à jouer plus librement, à mesure que je rejetais les contraintes de l’existence, le superflu, tout ce qui distrait de l’essentiel. C’est en m’enfermant que j’ai trouvé la liberté. " Dixit le pianiste Sviatoslav Richter. (Les mots ont des oreilles)
11.12.05
Europe en panne
« Aujourd'hui, l'espace européen reste fragmenté, les idiosyncrasies (les manières d'être) nationales puissantes et les préférences collectives hétérogènes. La France a résisté à la remise en question de son modèle de services publics. Chacun fait jouer des mécanismes de contournement et retarde les échéances. Force est de reconnaître qu'il n'y a toujours pas véritablement de droit européen, de fiscalité européenne, de brevet européen, d'infrastructures européennes. L'Europe bute sur des obstacles insurmontables pour réaliser le marché vraiment intégré qu'attendent les consommateurs et les entreprises. » Dixit l'économiste Elie Cohen. (Le Monde, 20-21/11/05)
Banc d'essai
Sur le Net, tout se compare, tout s'analyse en un coup de clavier, y compris les présidentiables 2007. Notre prochain Président de la république figure probablement dans ce tableau.
Par inadvertance
Beaucoup de monde souhaite maintenant l'abrogation du texte qui évoque le " rôle positif " de la présence française dans les colonies. C'est le cas du Parti socialiste. Pourtant, un certain nombre de socialistes ont voté pour ce texte le jour de sa présentation à l'Assemblée nationale. Le parti explique aujourd'hui que les députés PS en cause ont voté " par inadvertance ". Voilà qui est rassurant pour des hommes qui mettent au point nos lois !
Tout Mozart pour 99 euros
Idée de cadeau : le coffret des 170 CD de l'œuvre de Mozart pour 99 euros.
10.12.05
L'alcoolisme est une maladie
" Le plus étonnant, c'est la non-connaissance par le corps médical de l'alcoolisme. La majorité des médecins n'intègrent pas le problème de l'alcool ou le minimisent lorsqu'ils voient un patient. On n'a pas donné aux médecins cette idée fondamentale que l'alcoolisme est une maladie. Enormément de médecins continuent à considérer cela comme une déviance, une tare, un travers. Lorsqu'un gynécologue, par exemple, suit une femme enceinte, il lui demande toujours si elle fume, mais rarement si elle boit. Il faut enseigner la maladie alcoolique au corps médical, lui apprendre que l'alcool relève du même mécanisme de dépendance que la drogue. L'alcoolisme, c'est une maladie progressive. " Dixit Hervé Chabalier, ancien alcoolique et auteur d'un rapport sur le sujet. (Le Monde, 25/11/05)
La force du bouche à oreille
Un récent sondage pour Livres-Hebdo vient de montrer que 57 % des sondés sont souvent incités à acheter un livre grâce au bouche à oreille et aux conseils de l'entourage. En même temps 7 sondés sur 10 disent avoir lu un livre depuis un an. (Le Monde, 11/11/05)
9.12.05
Nous avons beaucoup changé
" Ces dernières décennies, nous avons beaucoup évolué, jusqu'à constituer cette « société d'individus » dont parlait Norbert Elias. Des individus qui se prennent pour tels, mieux formés et informés, plus mobiles et autonomes, disposant de plus de temps personnel. Et par conséquent plus critiques que leurs aînés. Or, si la réalité a évolué plutôt positivement - diminution des conflits armés, progression des droits de l'homme, augmentation de la richesse économique (même si elle est inégalement répartie), etc. -, nous avons changé beaucoup plus vite encore. Autrement dit, le monde des subjectivités s'est considérablement transformé face à un monde objectif, institutionnel qui n'a pas suffisamment évolué. De ce décalage naissent frustrations et insatisfactions. " Dixit le sociologue Roger Sue, qui vient de publier " La société contre elle-même " chez Fayard. " Il est particulièrement sévère avec les homm