5.2.08

L'information est devenue une conversation

Le responsable sud-coréen du site participatif d'actualité de référence "Ohmynews", Jean K.Min :
"Je tiens à rassurer les journalistes: on aura toujours besoin de journalistes professionnels. Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui suive quotidiennement l'actualité! On ne peut pas demander aux journalistes amateurs d'abandonner leur métier et de, soudainement, se mettre à suivre le président dans tous ses déplacements. Seulement, ils exercent une saine émulation sur les journalistes professionnels qui, pour justifier leur statut, doivent désormais rivaliser d'exigence et de qualité. Et pour cela ils ne se dispenseront pas de réinventer leur rôle (...). L'information est devenue une conversation. L'article sera seulement le début de cette conversation."
Source : Demain tous journalistes, 06/01/08

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17.1.08

Fuir les informations jetables

Le journaliste américain Dan Rather, qui a été pendant 30 ans à la une de CBS :

"Nous, les journalistes, n'avons pas su prévenir l'émergence, d'une culture de célébrités, et ce que j'appelle les informations "jetables". A la télévision, la part accordée dans notre pays à la couverture en profondeur des informations internationales a reculé de façon dramatique. Or, nous sommes dans une époque qui nécessite absolument de savoir ce qui se passe dans le monde. La tradition américaine de neutralité et d'enquête agressive est en train de disparaître. Il y a aussi la volonté d'attirer une audience plus jeune : aujourd'hui l'âge des téléspectateurs compte plus que leur nombre."
Source : Paris-Match, 03/01/08

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15.1.08

La presse a abandonné la polémique

Jean-François Kahn, qui a pris sa retraite de journaliste, estime qu'il faut secouer la presse pour la faire rebondir dans ses difficultés :

"La presse a beaucoup perdu en abandonnant la polémique. Quand j'ai débuté, il y avait 13 ou 14 quotidiens, d'obédiences politiques très différentes, qui s'invectivaient entre eux, créaient des polémiques internes. Les gens achetaient avec leur quotidien une patrie de substitution, une bulle idéologique. Aujourd'hui, le consensus général est mortifère. On n'a pas assez analysé le phénomène qui a eu lieu à Libération au lendemain du référendum sur la Constitution européenne, lorsque Serge July a injurié, dans son éditorial, ses lecteurs qui avaient voté " non ". C'était courageux de la part de July de rester favorable au " oui ". Mais on n'injurie pas ses lecteurs. Regardez à la présidentielle : 19 % des électeurs ont voté Bayrou. Libération, Le Figaro, Le Monde ont pris position contre Bayrou. Or, ces 19 % représentent 30 % des lecteurs de journaux. De la même façon, on voit aujourd'hui des cheminots qui ne veulent plus lire la presse, des étudiants qui ne veulent plus la lire... La gauche sociale n'a plus de journaux, les centristo-démocrates chrétiens, les gaullistes non plus, etc. Et voilà comment on perd des lecteurs."

Source : Le Monde, 06/01/08

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6.12.07

JFK a quitté Marianne

Intéressant portrait dans Libé de Jean-François Kahn, où l'on apprend qu'il a définitivement quitté Marianne, et que donc une page se tourne dans la presse française. Il estime d'ailleurs que cette dernière est totalement à repenser.

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4.12.07

La spirale dépressive de la presse française

Extrait de la profession de foi d'Edwy Plenel dans le cadre de son nouveau projet de journal en ligne, mediapart.fr :
"Notre présidentialisme exacerbé, qui réduit la politique de tous au pouvoir d’un seul, ruine l’esprit démocratique, corrompt l’indépendance des hommes et dévitalise l’expression de la liberté. Il impose son agenda à l’information, son omniprésence aux médias et son oligarchie financière aux entreprises de presse. Dans cette culture politique-là, un(e) journaliste est forcément un adversaire qu’il faut séduire ou réduire, vaincre dans tous les cas.
Economiquement, la presse quotidienne française est entraînée dans une spirale dépressive sans fin. C’est le règne du perdant-perdant : des déficits qui se creusent, des lecteurs qui s’en vont, des recettes publicitaires qui se réduisent et des plans sociaux qui se répètent, privant les journaux de leur capital le plus précieux – l’expérience de celles et ceux qui les font. Economie et politique vont de pair : une presse fragile est une presse faible.
Tout semble fait, aujourd’hui, dans ce pays-ci, pour démoraliser le journalisme, ses valeurs, ses idéaux, sa jeunesse en somme. Certes, les résistances ne manquent pas, au sein des rédactions, dans certains hebdomadaires ou sur les sites indépendants. Mais le rapport de forces général semble d’autant plus défavorable qu’à cette crise spécifiquement française s’ajoutent les bouleversements induits par la révolution industrielle dont Internet est le symbole. Les anciens modèles économiques volent en éclats, les vieilles cultures professionnelles sont déstabilisées et le journalisme de qualité peine à trouver ses marques dans ce tourbillon."
Source : sur le site en projet.

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3.12.07

Pour une écologie de l'information

Les journalistes Thomas Bécard et Olivier Pascal-Moussellard comparaient récemment Internet à un McDo de l'info :

"Consommation rapide : le mot est lâché. Il y a du fast-food dans le newsfeed ("alimentation en informations", traduction littérale de « flux », en anglais). Un côté McDo, qui joint à la sensation d'être repu (vite chassée par le retour de la faim) un bizarre sentiment de surcharge face à ce trop-plein d'infos encore alimenté par de nouveau arrivages. Toujours plus ! Et surtout plus fluide ! Est-ce la société qui le demande ou plutôt le marché qui l'exige, comme le suggère Zygmunt Bauman dans son essai "La Vie liquide" ? Ce marché qui ne supporte pas la durée parce qu'un marché de la consommation qui pourvoirait aux besoins à long terme «constituerait une contradiction dans les termes ». II «propage la circulation rapide, une distance raccourcie entre l'usage, le déchet et le broiement de déchets, ainsi que le remplacement immédiat des biens qui ne sont plus profitables ». L'écologie, ça concerne aussi l'info."
Le même article cite Johan Hufnagel, rédacteur en chef de 20minutes.fr :
"Il en va du flux comme du reste de la presse : si le lecteur est attentif et intéressé, il creusera, donc il retiendra. S'il est seulement dans un rapport de consommation rapide, il n'en gardera rien."
Source : Télérama, 21/11/07

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11.10.07

Ces journalistes qui ont soif de revanche

Le philosophe André Comte-Sponville estime que les journalistes sont des "ratés" et qu'ils traitent un domaine dans lequel ils auraient aimé réussir. Son confrère Michel Onfray le rejoint et complète :
"On pourrait faire une psychologie d'un certain type de journalisme
essentiellement pourvoyeur de revanche. Dans le monde de la musique
contemporaine, par exemple, des gens qui ont raté leur carrière de compositeur,
voire d'interprète, se retrouvent aujourd'hui dans tel ou tel journal et
décrètent : "Ça c'est à chier, ça c'est génial", en n'ayant jamais demandé la
partition sur laquelle ils déblatèrent… En dehors de la sociologie de type
marxiste sur la question du journalisme, il peut y avoir une psychologie, de
type sartrien, qui montrerait qu'il y a parfois une espèce de ressentiment à
l'œuvre, de compensation de l'impuissance dans laquelle on s'est retrouvé à
réaliser soi-même une œuvre. Jetez un coup d'œil sur la biographie de tel ou
tel…"
Source : Médias, automne 2007

Libellés :

6.10.07

De l'influence des jeux vidéo sur les médias traditionnels

Le chroniqueur de The Guardian Aleks Krotoski :
"Des dirigeants de chaînes télévisées et de cinéma supplient depuis plusieurs années les créateurs de jeux vidéo et les experts de révéler les secrets de leur succès, désespérés qu'ils sont de trouver comment rendre leur procédé narratif moins passif pour l'audience et plus direct, engageant et interactif pour les enfants et leurs parents. (...) Pourquoi ? Les joueurs vont acheter Halo 3 et travailleront en collaboration pour résoudre des casse-tête, développer des histoires et créer du contenu. Ils y joueront pendant des heures, en délaissant les salles de cinéma et les espaces publicitaires. (...) La popularité des jeux vidéos a eu un effet profond sur nos modes de consommation des médias. Nous nous attendons à de l'interactivité. Nous nous attendons à plus de contrôle. Nous nous attendons à être responsables de nos actions et d'avoir notre mot à dire sur comment notre héros sauve sa belle (ou notre héroïne, son beau)."
Source : www.arte.tv, 27/09/07

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28.9.07

Le site du NYT désormais gratuit

Le New York Times vient de rendre gratuite la partie payante de son site Internet. A cette occasion, le professeur de communication à l'Université du Texas d'Austin et spécialiste de l'Internet, Rosental Alvès estime que les sites d'information " généralistes doivent miser sur le volume, donc la gratuité, afin de générer des recettes publicitaires. C'est l'unique modèle qui permet de rester un "big player". Seules les lettres confidentielles au contenu spécifique et pointu peuvent encore se vendre sur le Net. " Force est de constater que nous sommes loin de ce raisonnement en France, où les sites des grands médias proposent souvent des compléments incomplets de leur support papier. Face au fort développement de l'usage du net, ils ont tout intérêt à revoir leur stratégie.

Source : Le Monde, 21/09/07

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15.9.07

Almanak n° 1

Les éditions Milan viennent de sortir en septembre un nouveau magazine destiné aux 8-12 ans : Almanak. Son slogan est "le plaisir d'apprendre chaque jour !" Il propose une ou deux pages d'info par jour du mois. Le contenu est riche, plutôt bien documenté, très illustré. Les sujets font souvent le lien avec l'histoire à la même date. Almanak se veut aussi le premier magazine connecté : des codes figurant dans le magazine sont à saisir sur le site pour bénéficier de compléments multimédias. Voilà un numéro 1 séduisant et innovant, qui ravira tous les petits curieux… et un peu les grands aussi !

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14.9.07

Nouveautés médias

France-Info propose enfin un nouveau site en ligne. Déjà oublié le précédent complètement dépassé. Principal avantage désormais : le système d'écoute, avec enregistrement des favoris. De son côté le journal Le Monde lance son nouveau site d'actualité participatif : Le Post. Il vise un public plutôt jeune et surfe sur cette nouvelle tendance qui consiste à associer les internautes à la production de l'information.

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8.9.07

Le journalisme remis en marche par les citoyens

Roger Blum et Marlis Prinzing, spécialistes suisses des médias, au sujet du "journalisme citoyen" :
"Il semble que le citoyen soit de nouveau sous les feux des projecteurs - et davantage dans le collimateur des journalistes. Un grand nombre d'entre eux s'en sont éloignés, se suffisant à eux-mêmes, et ont fait confiance à un public passif, auquel ils racontaient ce qu'ils considéraient opportun. Les thèmes dérangeants ont été laissés de côté. Le nouveau mouvement citoyen remet le journalisme en marche, et cette tendance est accélérée par la fusion des grandes sociétés de médias et par les synergies résultantes, qui se traduisent souvent par des réductions de personnel. Le sens de la marche va principalement dépendre de la manière dont les rédactions vont gérer cette nouvelle évolution. Les journaux de quelques pays, comme la Finlande, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Suisse, tentent l'expérience du journalisme à l'écoute du citoyen."
Et comment les journaux français vont-ils s'emparer de cette tendance ?
Source : www.arte.tv, 07/09/07

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28.3.07

Les quotidiens papier : un gaspillage obsolète ?

Le Californien Robert Cauthorn, spécialiste de l'information en ligne, au sujet de l'avenir de la presse papier :
" Un livre imprimé aura toujours du sens, car il peut être lu de nombreuses fois sur plusieurs années. Mais pour un journal, quels sont encore les avantages du papier ? La force de l'habitude pour plusieurs générations de lecteurs, et le confort de lecture sur de grandes feuilles, plus agréable que sur écran. Mais tout va changer avec l'arrivée, après la généralisation du haut débit, de l'encre électronique et des écrans flexibles. Pour faire un quotidien papier, des arbres sont coupés, transportés, transformés en pulpe, puis en rouleaux géants acheminés vers des usines. Des journaux y sont imprimés, empaquetés, chargés sur des camions, puis déchargés dans des points de vente. Les consommateurs vont les acheter, les ramènent chez eux puis les jettent dans des poubelles elles-mêmes récupérées par des camions et envoyés, dans le meilleur des cas, dans un centre de recyclage. Tout cela relève plus de la logistique que de l'information ! Pour quelque chose d'aussi immédiat qu'un quotidien, ce gaspillage est obsolète. "
(lemonde.fr, 11-12/02/07)

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23.3.07

Reporters d'espoir

A l'initiative de Christian de Boisredon, 33 ans, les reporters d'espoir traquent dans l'actualité ce qui va bien et valorisent l'information porteuse de solutions. Un projet à suivre...

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22.2.07

La presse au défi du numérique

L'ancien président de France Télévision, Marc Tessier, vient de remettre au premier ministre un rapport consacré à la presse face au défi du numérique. Il est accessible en ligne au format PDF. Le constat est détaillé et les pistes d'évolution sont intéressantes. Une chose est sûre : la révolution est en marche et les médias traditionnels n'ont pas d'autres choix que de s'adapter. Le rapport préconise notamment des investissements massifs dans le numérique de la part de tous les acteurs concernés.

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16.2.07

Lire le journal : le secret de la classe et de l'élégance

L'auteur américain Garrison Keillor : " Quand j'observe les jeunes gens dans les cafés, il me semble qu'il manque quelque chose d'essentiel à leur vie : l'art et la manière de tenir un journal. Ils sont assis, les yeux rivés à l'écran d'un ordinateur, parfois avec des fils qui leur sortent des oreilles, la vie s'écoulant sans eux pendant qu'ils se baladent sur MySpace, cette encyclopédie du pathétique, et regardent la vidéo d'un toutou dansant la macarena. Comme il est triste et regrettable que personne ne leur ait appris qu'ouvrir un journal est le secret de la classe et de l'élégance. Oublions les phrases ronflantes sur le rôle de la presse dans une démocratie - un journal, coco, c'est d'abord une question de style. Que vous soyez assis ou debout, à l'intérieur ou dehors, appuyé négligemment contre un poteau ou les pieds posés sur votre bureau, un journal vous permet de décliner un riche vocabulaire gestuel. Vous l'ouvrez d'une envolée du bras qui fait bruisser le papier, votre inébranlable assurance transparaît dans la façon dont vous tournez les pages d'un bref mouvement du poignet, parcourez d'un coup d'oeil les blocs grisés des articles, vos yeux dansent sur les malheurs du monde avant de passer à autre chose, vous froissez la page, la cassez d'un coup sec, la roulez, vous pliez le journal en deux puis en quatre, le fourrez sous le bras ou le tapotez contre votre paume. Cary Grant, Spencer Tracy, Jimmy Stewart, les plus grands acteurs ont utilisé un journal pour montrer qu'ils étaient cool. Rester assis à parcourir l'album photo d'une insignifiante bimbo de 18 ans et de son chat Boule-de-Neige n'est pas cool. Un type assis devant un portable est un homme assis à un bureau, un tâcheron, un rond-de-cuir. Où est la noblesse là-dedans ? Il est penché en avant, la tête rentrée dans les épaules, le regard vitreux, avec au coin des lèvres des perles de salive qui lui coulent sur le menton tandis qu'il regarde, fasciné, la vidéo du pêcheur tombant de sa barque. Le lecteur de journal, lui, est un mousquetaire, un cow-boy, un privé. (…) L'Internet vous bouffera tout vif. Avec les journaux, vous en avez pour vingt minutes, pas plus. C'est votre vie, à vous de choisir. " (Le Monde, 21-22/01/07)

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12.2.07

Se méfier de la communication " informative "

Ronan Chastellier, maître de conférence à Sciences-Po : " Mettre en chiffres l'opinion publique est une technique de propagande politique, désormais déclinée en marketing classique. « La fonction première du sondage n'est pas de dire la vérité, écrit le politologue Alain Carrigou dans ce livre précieux " L'ivresse des sondages " (éd. La Découverte), mais de contribuer à fabriquer une vérité qui sera reconnue comme telle par le plus grand nombre. » Car aujourd'hui, le mécanisme de fond de la propagande est dans l'autosuggestion. On saisit l'opinion par une prise de position de type « Les Français pensent que… ». Puis un sondage renforce l'affirmation de départ. C'est de cette manière que la tendance se construit, car personne n'a envie d'être minoritaire. « Ce qui est vrai et valable est ce que croit le plus grand nombre, car cela confirme la similitude de tous », écrivait pour sa part Carl Gustav Jung dans " Les Racines de la conscience ". Et la technique qui consiste pour une entreprise à produire ses propres infos via un sondage se développe. Son nom : la communication " informative ". Ainsi, la marque Durex réalise une étude annuelle « Global Sex Survey », Vania, un observatoire sur l'intimité des jeunes filles, Unilever, un " domoscope " sur les habitudes de consommation des ménages… L'idée pour ces entreprises est d'apparaître comme une source sérieuse et de participer au débat public… Mais l'info chiffrée est-elle toujours si pertinente ? « Dites-leur ce qu'ils veulent entendre », écrivait déjà Lénine. " (L'Entreprise, janvier 2007)


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6.2.07

On crève de se prendre au sérieux

Didier Pourquery, un des responsables du projet de l'éditeur Axel Springer de lancer en France un quotidien populaire à l'image de Bild : " Il faut des histoires, des images, un ton, de l'impertinence, de l’humour, de l'info. Aller vers les lecteurs, cesser d'écrire pour les autres journalistes. Il faut oser, arrêter de donner des leçons, en finir avec les connivences. On crève de se prendre au sérieux. " (Challenges, 04/01/07)

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29.1.07

Le plus vieux journal du monde passe en ligne

Signe des temps : le plus vieux journal du monde, le quotidien suédois Post och Inrikes Tidningar (PoIT), vient de passer définitivement en ligne. Cette transformation devrait lui donner une nouvelle jeunesse. (voila.fr, 25/01/07)

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28.1.07

La presse à lire en ligne

Relay propose sur son site le téléchargement de très nombreux magazines. Ils sont à lire avec le logiciel Delivery Reader, également téléchargeable à cet endroit. Voilà un nouveau mode de consommation de la presse que cherche à promouvoir le groupe Hachette. Rien ne vaut de feuilleter une bonne revue papier, mais toutes les possibilités offertes par le logiciel sont assez séduisantes, y compris les possibilités d'archives en bibliothèque. En guise de découverte, un téléchargement est actuellement offert. Le test vaut le détour.

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