3.1.08

208 pépites en 2008

Ne manquez pas le numéro de cette semaine de Télérama, qui propose à la une "208 raisons d'aimer 2008". Parmi elles, l'annonce de la sortie le 21 mai au cinéma d' "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal", avec Harrison Ford filmé par Spielberg. On a tous vu la trilogie...

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13.12.07

Le cinéma ne s'intéresse plus aux classes populaires

Le cinéaste français Abdellatif Kechiche au sujet du cinéma populaire :
"Tous ceux qui viennent d'un milieu ouvrier ont toujours un malaise [à trouver leur place]. C'est difficile d'accéder à un statut supérieur, une autre culture. On se sent toujours un peu exclu. (...) Je suis devenu cinéaste avec la peur d'être rattrapé par ma condition sociale. Il me faut fournir plus d'efforts pour acquérir ma liberté d'artiste. Il me semble que c'était plus facile avant, qu'il y avait davantage de brassage social. Même les sujets des films concernaient davantage le milieu populaire. A part [Ken] Loach ou [Robert] Guédiguian, peu de cinéastes s'intéressent à cette classe... Le cinéma avait la vertu d'unir. Ce qui n'a rien à voir avec la recherche de recettes pour attirer le plus grand nombre, pour être soi-disant populaire."
Source : www.arte.tv du 12/12/07 citant Télérama.

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5.11.07

La vie quotidienne est fantastique

Marc Lavoine en marge de la sortie de "Le cœur des hommes 2" au cinéma : "

"Je nage tous les jours, je ne sors plus, j'invite des potes avec qui je bois quelques verres de bon vin. On joue ensemble, on ne se la joue plus. On prend un plaisir fou à la vie, je la prends dans mes bras. Ce que dit Marc Esposito dans son film, c'est que le temps passe et que la vie quotidienne est fantastique. C'est comme du Lewis Carroll, vous entrez par un petit trou et vous découvrez des histoires immenses. Et c'est souvent l'amour qui les régit."

Source : Paris-Match, 24/10/07

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28.9.07

La peur est un des grands moteurs humains

Sidney Lumet vient de sortir cette semaine son nouveau film, "7 h 58 ce samedi-là", salué par la critique. Il explique que la peur est le grand thème de ses films :

"La peur est l'instrument de pouvoir le plus efficace qui soit. Plus que l'argent. C'est ce que je dénonçais dans La Colline des hommes perdus. Et, dans 7 h 58, les deux frères agissent sous l'emprise de la panique. Ce qui les conduit à faire des choses qui les font paniquer encore plus. La peur est l'un des grands moteurs humains. C'est elle qui nous entraîne à nous comporter comme des monstres. 7 h 58 est symptomatique de ce qui se passe aujourd'hui aux Etats-Unis."
Source : Le Monde, 26/09/07

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12.9.07

"Vol 93"

Vu hier soir pour la première fois ce film de Peter Greengrass sur Canal +, diffusé à l'occasion de l'anniversaire du 11 septembre. Il s'agit de l'histoire du seul vol qui n'a pas atteint sa cible ce terrible jour car les passagers se sont rebellés. Les suivre pendant ces 110 minutes est tour à tour touchant, prenant, troublant. On en sort avec un réel sentiment de malaise face au drame, mais aussi un sentiment d'admiration pour ces innocents devenus de vrais héros. Le tout est filmé avec un réalisme rare. Un très bon film. Peter Greengrass sort par ailleurs aujourd'hui "La vengeance dans la peau" avec Matt Damon, ou le retour de Jason Bourne, autre bon moment de cinéma.

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30.8.07

La caméra a remplacé le crayon

Le réalisateur hongrois Miklós Jancsó estime que les films sont devenus partie intégrante de la culture quotidienne :
"Le langage cinématographique est devenu une forme d'expression quotidienne. La caméra est aujourd'hui ce que le crayon était autrefois. Les prédictions d'Alexandre Astruc, représentant de la Nouvelle vague française, se sont réalisées. Le premier festival de films tournés avec un téléphone portable s'est tenu l'année dernière à Kapolcs [en Hongrie]. La réalisation est aujourd'hui strictement équivalente à l'écriture ou à la lecture."
Source : www.arte.tv/fr, 16/08/07

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18.8.07

Chabrol filme des personnages prêts à basculer

Claude Chabrol, au moment de la sortie de "La fille coupée en deux" :
"La phrase la plus intelligente que j'aie entendue dans ma vie, c'était une réponse de Fritz Lang dans les Cahiers du cinéma. Le journaliste lui demandait: «La vie d'un être humain est-elle conditionnée par lui-même ou est-elle le résultat de l'environnement dans lequel il baigne?» Et Fritz Lang a répondu: «50-50.» C'est vrai. Dès qu'on essaie de sortir de cette équation, on se brûle les doigts. Chacun doit vivre avec l'idée qu'il faut marcher en équilibre sur cette ligne. A partir de là, on peut raconter toutes les histoires possibles. Moi, je filme des personnages prêts à basculer. Ou qui ont déjà basculé. Le truc intéressant, ensuite, est de montrer ce qui leur permet de s'en sortir: soit ils utilisent leur propre force de caractère, soit ils se servent des événements extérieurs."
(lexpress.fr, 02/08/07)

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18.3.07

Devenir un people est risqué

Michel Blanc et la peoplisation : " Si on expose son intimité, on devient un people, on n'est plus un comédien. Plus on en sait sur un acteur, plus cela interfère avec ce qu'il joue, et fait écran à la fiction. Nous ne faisons pas n'importe quel art. Notre travail, c'est notre personne même… Savoir que votre garagiste est homo ou hétéro, connaître ses enfants, sa maîtresse, son amant ne change pas votre appréciation de son travail. Pour les acteurs, au contraire, cette connaissance est un facteur de brouillage. " (Télérama, 14/02/07)

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15.2.07

La pépite Piaf

Je reste toujours prudent face à un déferlement médiatique tel que celui qui entoure la sortie du film " La Môme " d'Olivier Dahan. Mais après la projection, il ne reste rien d'autre que le souvenir d'un film fort, émouvant, bouleversant. J'avoue que je ne connaissais que de loin le parcours d'Edith Piaf : les grands moments, les plus grands succès. A coup de flashs back brillamment enchaînés, ce film nous replonge dans un destin exceptionnel. La misère, la sortie de la rue, les succès, les excès en tout, la dévorante passion Cerdan… Elle ne se remettra finalement jamais de la disparition en avion de l'homme de sa vie, qui traversait l'Atlantique pour venir la rejoindre. Je ne vois pas quoi retrancher de ce film. Marion Cotillard est habitée, sa performance est saisissante. Toute la distribution est épatante : difficile de faire un meilleur choix, tant chaque comédien est à son meilleur. L'écriture emporte dans l'aventure de bout en bout, sans faiblesse. Le choc entre les époques fait toute la force du film. " La Môme " est tout ce que l'on aime au cinéma : un spectacle qui emporte loin de tout, mais ici tout près de cette petite femme, fragile, touchante, une artiste immense, au talent brut. La séquence consacrée au dernier concert à l'Olympia va droit au cœur. C'est le moment unique où elle chante qu'elle " ne regrette rien "… alors qu'elle n'est déjà plus en forme. Peu de temps avant, sur une plage californienne, loin des projecteurs, elle répondait simplement à une journaliste que le plus important dans la vie était d' "aimer, aimer, aimer ". Allez voir ce film, profitez vous aussi intensément de cette rare pépite.

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2.9.06

Le cinéma a changé sa vie

" J'aime le cinéma militant, le cinéma qui vous retourne comme une crêpe. Quand j'étais ado, le cinéma a changé ma vie, il m'a poussée à réfléchir. C'est cela que j'ai eu envie de transmettre en animant des émissions sur le cinéma ou en créant mon association Cinéma pour tous, où j'organise des projections pour les enfants des quartiers difficiles. Le cinéma, c'est le contraire de la passivité. Il est une main tendue, il donne envie de se lever et de dire " j'agis ". " Dixit la journaliste Isabelle Giordano, dans son autoportrait. (Psychologies, juillet-août 2006)

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2.3.05

" Ciné Game Book "

GENRE : encyclopédie, aux éditions Assouline
AUTEURS :
Pierre Murat, journaliste à Télérama et au Masque et la plume, et Michel Grisolia, romancier et journaliste
SUJET :
Dans l'ordre chronologique, ce livre aborde l'histoire du cinéma à travers des textes consacrés à des genres cinématographiques, des personnalités, des faits marquants. Il comporte régulièrement des pages ludiques où le lecteur est invité à reconnaître des citations, des images, des personnages...
EXTRAITS :
Cette citation d'Ingmar Bergman : " Aucun art ne traverse nos consciences comme le cinéma. Les films vont droit à nos sentiments, ils descendent dans les profondeurs de nos âmes. "
Cette seconde de Jean Cocteau : " Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière. "
AVIS :
Ce " Ciné Game Book " porte un très mauvais titre. Au premier abord on se demande ce qui se cache dans ces 396 pages. Mais une fois ouvert, on est vite conquis : par l'esprit de synthèse des notices, la très riche iconographie, la mise en page ludique, les nombreux renvois et rappels qui permettent de faire des liens entre les genres ou les hommes. Une lecture à conseiller à tous les amoureux du cinéma, proposée par deux auteurs reconnus.
NOTE : ++ : bon moment.
LIEN : Ciné Game Book

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12.1.05

Les cinémas français en pleine forme

196 millions de spectateurs ont fréquenté les salles de cinéma en 2004, soit une progression de 12 % depuis 1996. La multiplication des chaînes de télévision payantes ces dernières années avait pourtant fait craindre le pire aux exploitants. Leurs investissements lourds pour la rénovation des salles et la création de multiplexes ont payé. Les écrans sont au nombre de 5300. Ces beaux résultats sont aussi la conséquence d'une production cinématographique riche et variée. Chacun s'y retrouve. L'an passé, "Les Choristes" sont en tête des quarante-huit films qui ont franchi le cap du million d'entrées, avec 8,6 millions de spectateurs. Même la forte croissance des ventes de DVD, à plus de 100 millions en 2004, n'a pas remis en cause ces résultats. Une inconnue pour l'avenir subsiste : la concurrence déloyale du piratage sur Internet. Mais franchement, quoi de mieux pour voir un film que de s'enfoncer dans un bon fauteuil devant un écran géant ?

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