31.1.08

1001 projets

A la tête de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé est "le dernier grand mécène français". Son ambition : "Ce que je veux, c'est transformer tous mes souvenirs en projets".

Source : Paris-Match, 10/01/08

Libellés :

25.1.08

"Avions rêvé davantage. Avons fait du mieux possible."

Dominique de Villepin publie à la fin du mois "Hôtel de l'insomnie". Ce n'est pas un récit politique. Il revient sur son expérience à travers la poésie, sa passion :

"Il faut être une conscience qui réfléchit et qui agit. Ne pas s'installer. Etre dans la prise de risque. Savoir dépasser les frontières dans lesquelles on est enfermés. Pour rester vivant, il faut se transformer. Je veux montrer, dans mes livres, comment un homme arrive à changer et comment, quand il ne peut plus changer, il dépérit. Le mauvais sort peut parfois être une bonne chose. Les épreuves permettent d'aller au bout de soi-même. (…) Je ne vis pas dans la nostalgie d'un ailleurs. Je veux vivre mon siècle et mon pays. La poésie est une manière de se désinstaller. Comment éviter, lorsque l'on est au pouvoir, d'être son propre objet d'ambition ? La politique est pleine de miroirs. On devient vite prisonnier du regard des autres avec le risque de ne plus s'appartenir. Il faut se ressourcer. Etablir une pudeur, un silence, un mystère. On se retrouve sinon coupé de sa réalité : on n'est plus qu'un reflet."

L'auteur de l'article et de l'interview, Marie-Laure Delorme parle du nouvel avocat en ces termes :

"Dominique de Villepin, homme aux visages contrastés, complexes, contrariés, contradictoires, saisit avec fulgurance ce que c'est que d'avoir plusieurs personnalités en une seule. Une paix intérieure toujours au bord de la guerre extérieure. L'amour de la littérature aide à être mais pas forcément à faire."

Elle reprend encore cette citation du livre : le télégramme de l'explorateur Jean Charcot envoyé à l'Académie des sciences: "Avions rêvé davantage. Avons fait du mieux possible."

Source : Le Journal du Dimanche, 21/01/08

Libellés :

23.1.08

On a toujours besoin de lutter

Odette Nilès était la fiancée de Guy Moquet, le jeune communiste fusillé mis en avant par le Président. A 84 ans, elle continue à témoigner des horreurs de la guerre et en garde cette philosophie : «Ça vous montre que la vie n’est pas faite que de choses bien. On a toujours besoin de lutter pour arriver à quelque chose. C’est une leçon de vie.»
Source : liberation.fr, 04/01/08

Libellés :

21.1.08

Une rencontre qui provoque une tempête mentale !

Nicolas Hulot et son dernier reportage bouleversant :

"Depuis plus de trente ans que je fouille, entre autres pour «Ushuaïa», tous les horizons du monde, je crois avoir croisé ou côtoyé une belle palette de l'humanité. Même si je suis loin d'être blasé, la vue du premier indigène venu ne me tourne plus la tête. Mais ma rencontre avec les Indiens Zo'é a été une vraie tempête mentale. Jamais certaines vérités ne me sont apparues de manière aussi évidente. Comme si, d'instinct, ils nous délivraient un ultime message de raison et de sagesse, eux qui ne soupçonnent même pas notre existence. En séjournant dans leur univers, comme un chapitre oublié de la Genèse, m'apparaissaient tous les excès de notre civilisation.

Quelque part dans le nord de la forêt amazonienne, dans l'Etat de Para, sous l'équateur, une trouée de la forêt, le refuge des derniers hommes libres. J'ai l'impression de découvrir le royaume de l'harmonie. Aucun lieu, aucune rencontre ne m'a rendu ce mot si évident. A me demander si cette origine de l'humanité n'en est pas une forme d'aboutissement. (…)

Les Zo'é ont la beauté de ceux qui vivent sans angoisse. Ils parlent, se touchent, surveillent les enfants sans relâche et soutiennent les anciens sans effort. Il y a des tâches, mais pas de travail ni d'obligations. Les uns chassent ou pêchent, d'autres cuisinent, vannent, tissent, soignent et entretiennent le foyer pendant que certains se lavent ou aiguisent les flèches. Mais ils jouent aussi, chantent, dansent, câlinent, regardent, se parent, apprennent, enseignent et souvent ne font rien, sans pour autant s'ennuyer. L'esprit divague, le visage est épanoui. Ils savent vivre le moment présent. Le temps, comme l'Amazone, se dilate dans l'infini.

Et nous réalisons combien de liens nous avons sacrifiés à la notion de possession. On mesure l'outrance de notre société standardisée, basée sur le pouvoir, la compétition, le rendement. Et l'accumulation. On prend conscience à travers eux de l'absurdité de notre quotidien, régi par la satisfaction de nos désirs matériels, confondant plaisir et bonheur, oubliant que l'ombre de la convoitise, c'est la frustration, et que l'ombre du plaisir, c'est la douleur. Et nous traînons souvent derrière nous un mal-être indéfinissable, le désarroi tragique de ceux que rien ne relie à rien dans un monde parfois vide de sens. Les Zo'é, dont la seule fortune est la forêt, nous enseignent sans le savoir que le bonheur n'est pas dans les choses : il est un bien de l'âme. (…)

Dans un monde où le virtuel et l'artificiel occultent le réel, les Zo'é forcent le regard vers la réalité. Cette tribu inespérée, où l'être prime sur l'avoir, nous ouvre un chemin. Notre société matérialiste sans limites n'a pas d'issue dans un monde clos. Il y a une voie nouvelle et supérieure pour une civilisation fondée sur deux règles d'or : la modération et le partage."

Inutile de vous dire que je n'aurais qu'une envie : vous faire partager la totalité de l'article. Comme il est accompagné de superbes photos, je ne peux que vous encourager à vous procurer la revue. Voilà une vraie et belle pépite d'Amazonie !

Source : Paris-Match, 10/01/08

Libellés :

16.1.08

"Un jour, je suis morte"

Macha Méril vient de publier "Un jour, je suis morte", un témoignage sur le drame de sa vie : ne pas avoir d'enfant :

"A me regarder, on pourrait m'envier. Je ris, j'ai les joues roses, je bronze, je m'enivre, je jouis, j'invente, mais ça ne sert à rien puisque je suis morte. Ma présence ou mon absence n'a aucune importance, je n'appartiens pas à ce temps, je suis un maillon manquant qui sera annulé dans la chaîne de l'évolution. Ça devait s'arrêter là, avec moi. Avec la peau lisse de mes pommettes mongoles, mes dents intactes et ma douleur. (…) Un jour, je suis morte. J'ai eu du mal à m'en remettre. Je ne m'en remets pas en vérité."

Source : La Vie, 03/01/08

Libellés :

3.1.08

La racine de la vie est la poésie

L'écrivain Christian Bobin :

"Ce qui est presque insupportable et merveilleux tout à la fois, c'est la densité atomique de notre existence: chaque instant contient tous les autres. C'est la raison pour laquelle la racine de la vie est la poésie. En une seule image, un poème fait surgir de multiples réalités, le maximum de lumière en un minimum de mots. La vie n'est pas si bavarde, elle est furtive souvent, parfois même muette. Et elle jaillit soudain de manière elliptique ou énigmatique. Mais, dans cette brièveté, il y a de quoi entendre jusqu'à la fin des siècles."

Source : La Vie, 20/12/07

Libellés :

26.11.07

Si c'était le dernier jour de ta vie

Challenges a publié le 15 novembre son numéro 100, faisant sa une sur "100 mythes d'aujourd'hui". Pour l'hebdo, l'un d'eux est Steve Jobs, le patron d'Apple. Touché par un cancer du pancréas en 2004, il se croyait condamné. Il s'en est sorti parce qu'il s'agissait d'une forme rare mais opérable de la maladie. Cela n'a que renforcé sa philosophie de vie : "Depuis trente-trois ans, je me regarde chaque matin dans le miroir et me demande : si c'était le dernier jour de ta vie, est-ce que tu ferais ce que tu fais aujourd'hui ?"
Source : challenges.fr, 15/11/07

Libellés :

22.11.07

Nous sommes tous des superhéros en puissance

Le saviez-vous ? Deux jours avant le départ de son tour du monde à contre-courant, Maud Fontenoy avait été opérée d'un cancer du col de l'utérus. Elle est partie quand même, avec le risque de faire une hémorragie. De son aventure, elle publie deux livres : "150 jours à contre-courant" et un carnet de bord "Le sel de la vie". En exergue du premier figure cette citation de Saint-Exupéry : "Fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité." Message :
"Je suis une femme comme les autres. Je veux transmettre le message que nous sommes tous des superhéros en puissance. Il suffit de se donner les moyens. Il nous arrive à tous d'être fatigués, malades. On a peur de s'engager, peur de l'échec, mais il faut savoir à un moment "risquer" de se lancer. Nous sommes tous "acteurs" de notre vie, sinon on choisit de la subir."
Source : Paris-Match, 15/11/07

Libellés :

21.11.07

Silence absolu, jeûne et solitude

Les moines de la chartreuse de Montrieux, dans le Var, suivent la règle fixée par saint Bruno en 1084 : silence absolu, jeûne et solitude. Leur vie monastique est une des plus austères, hors du temps. A tel point qu'ils ne sont plus que douze à la vivre. Paroles : « J'ai toujours été heureux, même au cours des cinquante années que j'ai passées en cellule dans la solitude et le silence absolu. Certains d'entre nous souffrent du tædium cellæ, le dégoût de la cellule. Pour ma part, je ne l'ai jamais eu. Devenir moine, c'est pouvoir tenir la cellule. » Dixit le père Bruno, moine depuis 62 ans. « Je porte un regard bienveillant sur les gens, mais pessimiste sur le monde. Je ne pourrais pas ressortir d'ici. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop de voitures... » Dixit dom Maximilien, moine depuis vingt ans. Un autre monde.
Source : lepoint.fr, 15/11/07

Libellés :

16.11.07

Comment on devient un leader mondial

Le patron de Mittal Steel, Lakshmi Mittal, évoque son parcours :
"J'ai commencé à travailler à 17 ans, voilà quarante ans. Tout cela ne s'est pas fait en un jour. Depuis que j'ai quitté l'Inde, il y a trente ans, j'ai traversé des moments difficiles. Quand j'ai commencé en Indonésie, je n'avais pas d'argent, il fallait emprunter aux banques, solliciter les amis. Ma première activité hors d'Indonésie, je ne l'ai développée que quatorze ans plus tard! Il a fallu beaucoup de temps pour construire l'entreprise et comprendre le secteur. Dans les années 2000, lorsque l'acier était en crise, nous avons aussi vécu une période délicate. La capitalisation de Mittal ne dépassait alors pas 100 millions de dollars... Aujourd'hui, ArcelorMittal pèse 100 milliards !"
Source : lexpress.fr, 01/11/07

Libellés : ,

14.11.07

Bill Clinton veut changer le monde

Un ami de Bill Clinton explique qu'Al Gore s'est emparé de la question du changement climatique et que Clinton veut lui changer le monde. Ce dernier a cette profession de foi :

"Je me sens moralement obligé. Nous devons passer de l'opinion à la conviction, du "j'aimerais" à ''je vais". Je veux redéfinir la citoyenneté : travailler, voter, donner."

Source : Le Monde 2, 13/10/07

Libellés :

9.11.07

George Clooney et ses "enfants"

George Clooney au sujet de ses engagements et de son métier :

"J'en suis à un point de ma vie où j'ai besoin de mettre plus d'intensité. Je sais que le temps m'est compté. J'essaie de faire avancer les choses, dans mon engagement politique et dans ma vie artistique. Je suis célibataire, sans descendance, Je considère mes films comme mes enfants. C'est ainsi que je les vois : une manière de transmettre une part de soi. Je n'ai plus la possibilité d'avoir des enfants : il me reste les films. J'essaie donc de pousser le plus loin et le plus fort possible. Les acteurs, et encore plus souvent les metteurs en scène, ont tendance à s'user avec le temps. Ils perdent leur rage, ils ont une famille à nourrir. Je suis stimulé par l'urgence, j'ai peur de me mettre à l'abri, c'est la pire des choses."

Source : Le Monde 2, 13/10/07

Libellés :

7.11.07

Elle ne supporte plus les humiliations

Au moment de la sortie des ses mémoires, "Une vie", Simone Weil reparle de sa déportation :

"Je vois les choses autrement. Je ne donne pas trop d'importance aux petits événements désagréables de la vie, les déceptions, les vacances gâchées. En revanche, je reste bien sûr sensible aux événements graves : la maladie d'un enfant. Le reste me paraît très secondaire. Cela a cependant créé chez moi une susceptibilité extrême à l'humiliation, pour moi-même et pour les autres. Je ne supporte pas d'être humiliée ni de voir les autres humiliés. C'est vrai pour tous les déportés. Ils ont gardé un souvenir trop atroce des humiliations gratuites. "
Source : Paris-Match, 24/10/07

Libellés :

31.10.07

Découvrir son bonheur du jour

Jacques Brosse, 85 ans, est philosophe, naturaliste, encyclopédiste et maître en méditation zen. Excusez du peu. Il parle ainsi de son bonheur :

"Ma vie est assez réussie. J'ai fait ce que je voulais faire et j'ai vu à peu près tout ce que je voulais voir sur terre. J'ai beaucoup voyagé. Connaître ma femme a été un événement majeur. J'avais 17 ans. Nous sommes toujours ensemble. Nous avons une entente sur beaucoup de choses. Jeune, je n'avais pas conscience du bonheur, je m'en suis rendu compte après. Le bonheur est pour moi toujours rétrospectif. (…) Pour être heureux, il faut le vouloir et trouver le moyen de l'être. J'ai toujours vécu à la campagne, c'est indispensable à mon bien-être. La nature donne sans compter des possibilités de se réjouir. Je travaille la terre et là, il y a le plaisir de voir les choses pousser, les arbres que l'on a plantés se mettre à fleurir… L'arrivée des hirondelles, c'est un délice ! J'ai des dialogues passionnés avec les bêtes. Ces moments-là, ce sont des instants d'éternité. La nature est une source de contentement, si on y fait attention : une rencontre avec un oiseau, une fleur, un insecte, ça suffit. Il faut juste prendre son temps et utiliser ses sens pour découvrir son bonheur du jour."

Source : Psychologies, octobre 2007

Libellés :

18.10.07

Il croyait qu'il avait achevé sa vie...

Dans sa dernière chronique, Jean-Michel Dumay évoque le livre du sociologue François Ascher :
"De nos jours, le moi est un héros. L'intime est sa compagne. Ils ont leurs scènes, leurs films : Internet, mobiles, télévision. Ces toiles interactives tissent un nouveau social. Il y a du meilleur et du pire. Et pour le meilleur, cette semaine, voici un livre, un objet plutôt sérieux. François Ascher, 60 ans, est professeur à l'Institut français d'urbanisme (université Paris-VIII). Il y a un peu plus d'un an, ce sociologue qui a touché un peu à tout, et écrit sur tout, constate se trouver en panne d'envies et de projets. " En manque de manque ", écrit-il (Examen clinique, Journal d'un hypermoderne, Editions de l'Aube, 16,90 euros). Avec, au fond, cette question : " N'avais-je pas, d'une certaine manière, achevé ma vie ? " Et puis la vie quotidienne a repris son cours, quelques mois. Jusqu'à ce que le chercheur trouve, comme c'est parfois pour les chercheurs, ce qu'il ne cherchait pas : un cancer, une sale tumeur sur un rein. " Le pronostic n'était pas bon. La mort s'inscrivait à l'ordre du jour. "…"
La suite est à découvrir dans son livre.
Source : Le Monde, 13-14/10/07

Libellés :

Une société sans-fil

La néerlandaise Li Edelkoort, installée en France, fait partie des vingt personnes les plus influentes du milieu de la mode. On dit d'elle qu'elle a le véritable don d'anticiper ce que nous allons aimer, ce qu'elle traduit dans les carnets de tendances que propose sa société. Elle est optimiste pour les prochaines années :
"Je suis résolument optimiste pour la décennie à venir. Tous les signes convergent. C'est la première fois que je constate ça depuis trente ans que je fais ce métier ! Je n'invente rien, les tendaces sont là. (…) L'horizon se dessine bien. Le wireless des ordinateurs, le sans-fil, le débranché s'applique à toute la société. C'est un état d'esprit. Il y aura plus de liberté, moins de diktats et moins de peur." Concernant l'avenir de la presse : "La presse face à Internet se pose beaucoup de questions. Je crois que c'est une erreur totale de penser que l'amateur va pouvoir faire un journal. Mais le métier de journaliste va devenir de plus en plus précis, performant, hautement professionnel. Il faudra chercher vraiment l'information, car le "googlisme" se sent trop dans les articles qui ne sont plus que des amalgames d'informations. Tout ça est usé, fatigué. Mais le papier n'est pas fini. Ce qui va disparaître, en revanche, c'est la télévision généraliste telle qu'on la connaît. "
Source : Le Monde 2, 29/09/07

Libellés :

10.10.07

Je ne crois pas à la postérité

Charles Aznavour répondant à la question de savoir ce qu'il aimerait que l'on retienne de lui :

"Je ne crois pas à la postérité. Sincèrement. Demandez dans la rue qui est Maurice Chevalier. Peu de gens se souviennent de lui. De Georges Ulmer, encore moins. Maurice Chevalier était l'homme le plus célèbre du monde, une star hollywoodienne mondiale. Devant Clark Gable ou Gary Cooper. Où est-il aujourd'hui ? De moi il restera peut-être une ou deux chansons et on ne saura pas qui les a écrites. Vous connaissez l'auteur du Temps des cerises, vous ? La postérité, c'est le Christ, c'est César."
Source : Télérama, 26/09/07

Libellés :

27.9.07

Bill Clinton et l'art du don

Extraits du dernier livre de Bill Clinton, " Donner : Comment chacun de nous peut changer le monde" :
" Aucun dirigeant n'a autant oeuvré pour la réconciliation que Nelson Mandela, véritable modèle à cet égard. N'a-t-il pas, une fois devenu président d'Afrique du Sud, invité ses geôliers à sa cérémonie d'investiture, demandé à d'anciens tenants de l'apartheid de rejoindre son cabinet et mis en place la Commission vérité et réconciliation afin de donner à tous ceux qui avaient commis des crimes sous l'apartheid une chance de rester libres en avouant leur faute ? Selon Mandela, ni lui-même ni son peuple ne pouvaient envisager l'avenir sans se décharger d'abord de leur histoire récente. (…) J'ai fait de mon mieux dans ce livre pour démontrer que toutes sortes de dons peuvent produire un changement positif en profondeur, que chacun a un don précieux à faire et que d'innombrables individus et associations ont besoin d'aide. Bien entendu, chacun doit décider ce qu'il se sent moralement tenu de faire et ce qui le rendra heureux. Toutes les religions évoquent l'obligation que nous avons de nous aider les uns les autres. (…) La complaisance envers soi-même et l'autodestruction dominent trop notre culture moderne. La politique privilégie trop souvent les attaques personnelles plutôt que d'admettre les divergences de vues honnêtes. Les médias modernes sont trop souvent dominés par des personnes qui amassent des fortunes en humiliant leurs semblables, en les montrant sous leur plus mauvais jour, en exploitant leurs souffrances. Qui est le plus heureux ? Celui qui unit ou celui qui divise ? Celui qui construit ou celui qui détruit ? Celui qui donne ou celui qui prend ? Je crois que vous connaissez la réponse. Que ce soit au bout de la rue ou de l'autre côté de l'océan, le monde a besoin de vous. Donnez. "
Source : lemonde.fr, 05/09/07

Libellés :

24.9.07

Ce qui le faisait rêver...

"La vie ne me fait pas rêver. Ce qui me fait rêver, c'est mon métier."
Dixit le mime Marcel Marceau, décédé samedi.

Libellés :

12.9.07

Difficile d'avoir une vision de l'avenir

Le grand couturier Christian Lacroix et sa vision de l'avenir :

"Dans mon enfance, tout le monde pensait qu'en l'an 2000 on se baladerait dans l'espace. Personne n'avait prévu que l'an 2000 ce serait la glisse, des ados de 45 ans en rollers, en casquette et en pantalon court. Aujourd'hui, c'est encore plus difficile d'avoir une vision de l'avenir. Avec nos nouveaux moyens de communication, l'accélération du temps est devenue vertigineuse. Le futur s'efface, il n'existe plus. En tout cas, moi, je ne peux l'envisager. Peut-être aussi parce que tous mes projets sont pratiquement réalisés. Etre un adulte qui vit ses projets d'enfance m'évite ceux du quatrième âge…"
Source : Télérama, 15/08/07

Libellés :