2008, année parmi les plus chaudes
Libellés : environnement
Le blog des pépites de l'actualité : Le flot médiatique passe, quelques pépites restent
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Cette pépite est un peu longue, mais vaut le détour. Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, membre de l'Académie des technologies :
"Les modes changent et passent d'un mirage collectif à l'autre, sans même s'en rendre compte. Il y a vingt ans, l'actualité portait sur le modèle de management japonais. Il y a dix ans, le mirage de la nouvelle croissance portée par la nouvelle économie n'était pas moins difficile à dénoncer. Voilà qu'il est maintenant remplacé par celui du développement durable, qui serait remis en cause par le réchauffement de la planète et l'épuisement des ressources. (…)
S'il y a bien réchauffement, on peut discuter de ses origines d'autant que, d'après Claude Allègre, le lien de causalité avec l'augmentation du CO2 liée aux activités humaines depuis la révolution industrielle reste à prouver. Les carottages glaciaires montreraient plutôt, sur des millions d'années, de fortes variations de CO2 intervenant quelques centaines d'années après des périodes de réchauffement, dont les causes seraient à chercher du côté de l'activité du soleil et des volcans. On peut aussi rappeler que le précédent réchauffement, celui du Moyen Age, comparable dans son ampleur à celui qui nous est annoncé pour la fin du XXIe siècle, est présenté dans la littérature comme un petit optimum propice à l'expansion humaine. Il n'empêche qu'il faut bien lutter contre l'augmentation du CO2, qui menace les massifs coralliens et accentue l'effet de serre. Dans le doute, le principe de précaution s'impose, mais à condition de ne pas l'appliquer de manière intégriste. (…)
Les écolos rêvent d'un moratoire sur le développement du nucléaire, du démantèlement des centrales existantes et prônent des investissements faramineux dans des projets idéologiques d'infrastructures ou d'énergies renouvelables (il faut 28 000 éoliennes pour produire l'équivalent d'une tranche de centrale nucléaire), et tant pis pour nos paysages, nos champs bétonnés et nos oiseaux détruits ! La folie des biocarburants (il faut y consacrer 29 % des terres cultivables pour produire l'équivalent de 10 % de la consommation de pétrole) a fini par indexer les prix agricoles sur ceux du pétrole.
Bientôt il faudra choisir entre manger ou se déplacer, d'autant que nous n'avons que deux mois de consommation mondiale de blé en réserve. Ces freins sont d'autant plus regrettables que le développement durable est une extraordinaire chance à saisir par les entreprises : toute contrainte est une opportunité. (…)
Tel qu'il est abordé en France, et même en Europe, le développement durable n'est pas soutenable. Il oublie que l'homme est au coeur du développement durable, il n'y a donc pas de développement durable sans enfants et pas de croissance sans berceaux. La question du suicide démographique de la vieille Europe est pourtant singulièrement absente des préoccupations. Il est vrai que pour les " Khmers verts ", la disparition de l'homme blanc occidental et de l'économie de marché qui va avec serait une bonne nouvelle pour la nature : place aux loups, eux au moins ne polluent pas ! (…)
Il n'y a pas non plus de développement durable dans une société qui vit au-dessus de ses moyens en prenant dans la poche de ses enfants, en laissant filer la dette publique : chaque enfant qui naît aura l'équivalent de 120 000 euros à rembourser lorsqu'il sera actif au titre des engagements des générations précédentes (dette publique, plus retraites des fonctionnaires non provisionnées). Protéger l'héritage de la planète, c'est bien, mais à condition de ne pas oublier les héritiers ! Qui dénonce cet oubli ? Personne, ou presque. Il est " politiquement incorrect ", à notre époque, de défendre les enfants aussi bien que les baleines."
Source : Le Monde, 14/12/07
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La journaliste Christiane Galus évoque une pollution de tous les jours insoupçonnée :
"La combustion du bois, des branchages et des feuilles dans les cheminées des particuliers, les jardins et les champs est responsable, en hiver, de 50 % à 70 % des émissions d'aérosols carbonés en Europe. Ces particules représentent environ 60 % des polluants en suspension dans l'atmosphère. Cette pollution domestique et agricole s'étend sur tout le continent européen, depuis la côte portugaise jusqu'en Hongrie, et se développe depuis le sol jusqu'à la troposphère, à une altitude de 8 000 à 10 000 m. Tels sont les résultats des recherches menées entre 2001 et 2005 dans le cadre du programme européen Carbosol, qui seront publiés, samedi 15 décembre, dans The Journal of Geophysical Research. (…) Les feux domestiques et agricoles sont très polluants car, à ce jour, " aucun effort n'a été fait pour les contrôler, contrairement à la combustion des combustibles fossiles utilisés dans l'industrie ou l'automobile, qui est soumise à des réglementations ", explique Florent Domine, chercheur au LGGE. Pour réduire cette pollution domestique et agricole, qui engendre des troubles respiratoires et des cancers du poumon, il faudrait interdire ces feux. Ce qu'ont déjà fait la Suisse et l'Allemagne pour les brûlis, tandis que d'autres pays réglementent les feux de cheminée."
Source : Le Monde, 13/12/07
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L'éditorialiste Jean-Claude Guillebaud dans son bloc-notes :
"Cette nouvelle cherté du pétrole - ajoutée aux périls du dérèglement climatique - encourage partout dans le monde un recours massif aux combustibles d'origine végétale. Du coup, les superficies réservées à ces derniers augmentent chaque année le façon exponentielle. L'ère des biocarburants n'en est qu'à ses débuts, mais ces débuts sont inquiétants. Des millions d'hectares se voient brusquement réservés à l'éthanol aux États-Unis ou en Afrique australe. Le gouvernement indien a récemment annoncé qu'il allait planter 14 millions d'hectares de plantes énergétiques. Or, tout cela se fait au détriment des cultures traditionnelles, céréales ou légumineux, destinées à l'alimentation des humains. Une compétition se trouve engagée entre la logique des réservoirs pleins et celle des ventres vides. (…) De nouvelles pénuries, voire de vraies famines, sont imaginables, ce qui ramènerait le monde plusieurs décennies en arrière. À en croire certains agronomes, des communautés entières, déjà pauvres, n'auraient tout simplement plus rien à manger. Pour reprendre les termes de Lester Brown, président du World Watch lnstitute basé à Washington, une compétition tragique oppose effectivement les 800 millions d'automobilistes et les 2 milliards de pauvres qui cohabitent sur la planète. "
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" Engagés dans une fuite en avant perpétuelle, nous découvrons la plupart des catastrophes une fois qu'elles se sont produites: après que les espèces ont disparu, que les températures ont grimpé, que les ressources en eau se sont taries… Pourquoi sommes-nous si lents à la détente? Parce que notre manière de penser est dominée par les forces économiques. A la différence de l'écologie, née tout récemment, la science économique a plusieurs siècles d'existence. Des générations d'économistes ont été entraînés à comprendre le marché. Et surtout à ne jamais le remettre en question, même quand il s'avère inefficace. Si vous êtes pêcheur, par exemple, et que votre activité menace les ressources de la mer, les prix vont grimper. Un spécialiste du marché vous conseillera de capturer toujours plus de poissons, puisqu'ils sont plus en plus chers. L'écologiste, lui, vous répondra que si les prix augmentent, c'est que les poissons sont sans doute en danger et qu'au lieu d'augmenter les prises vous devriez au contraire les diminuer. Voilà bien la grande faiblesse du marché: il ne se préoccupe pas des coûts indirects et encore moins de ce qui adviendra des générations à venir. Il donne de mauvais conseils. Quand sir Nicholas Stem a rendu son rapport sur le coût du changement climatique, il a parlé de « fiasco complet du marché». Ce coût n'est incorporé dans le prix de l'essence ou de l'électricité, en particulier quand celle-ci est tirée de la combustion du charbon. Pour reprendre un dirigeant d'Exxon, «le socialisme s'est effondré pour ne pas avoir autorisé le marché à dire la vérité économique. Le capitalisme pourrait s'effondrer faute d'avoir permis au marché de dire la vérité écologique »."Source : Télérama, 31/10/07
Libellés : environnement, économie
"Depuis quelques années, nous avons appris que nous ne sommes pas "les maîtres et possesseurs de la nature", mais l'inverse. Nous ne sommes pas extérieurs à elle, souverains, la transformant à notre guise, la modelant comme bon nous semble. Non, nous faisons partie intrinsèque de la nature, nous sommes entièrement dépendants de notre environnement. Nous sommes des créatures terrestres menacées, comme les autres espèces, pas les conquérants de l'univers."
Source : Le Monde 2, 27/10/02
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Le jardinier-écrivain Gilles Clément évoque sa passion :
"Depuis trente ans, on me dit : "C'est bien ce que vous faites, ces beaux jardins…" Mais, pour moi, être jardinier a toujours eu une dimension politique, même si c'est la première fois que je l'affirme aussi nettement. Il faut en revenir à l'étymologie du mot "jardin", qui vient de "Garten", autrement dit un enclos dans lequel on protège le meilleur. Le meilleur des plantes. Le meilleur de l'espace, de la lumière, de l'art de vivre. Le meilleur de la pensée : c'est un lieu de méditation, de discussion. Ce "meilleur" a été protégé, valorisé, scénographié à travers les siècles de façon extrêmement variées. A un moment donné, on aestimé qu'il fallait mettre en avant l'eau : c'est le cas des jardins hispano-mauresques, depuis la Perse jusqu'à Grenade au Xve siècle. Mais il y a aussi le jardin classique, au XVIIIe siècle, qui met en scène l'horizon et où il est question de domination, de maîtrise totale de l'environnement. Ou le jardin romantique, au XIXe siècle, qui magnifie la nature en l'idéalisant et l'encadre comme un tableau. Aujourd'hui, quel est notre "meilleur" ? La diversité et la vie, dans sa fragilité. Nous voilà brutalement conscients de la finitude écologique de la planète. C'est donc ça le jardin : protéger la vie, l'exploiter - car on y est obligés -, mais sans la détruire."
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La journaliste Laetitia Clavreul au sujet des questions que soulève la production animale :
"La liste des méfaits de la viande est longue. Risques pour la santé, une surconsommation favorisant les maladies cardio-vasculaires, l'obésité ou le diabète. Mais surtout, au niveau mondial, risque de développement des épizooties et danger pour la sauvegarde de la planète. Les productions d'origine animale - viande, oeufs, produits laitiers - sont en effet extrêmement polluantes. Les milliards de tonnes de déjections qui en sont issus engendrent des rejets azotés dans les sols et les rivières. Et l'élevage, à lui seul, représente 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Soit une contribution au réchauffement climatique plus élevée que celle des transports. Autre point noir de cette production : sa propre consommation. Les pâturages occupent 30 % des surfaces émergées, et plus de 40 % des céréales récoltées servent à nourrir non pas directement les hommes, mais le bétail. Les zones disponibles étant insuffisantes pour répondre à la demande, l'élevage peut provoquer le défrichage de forêts. Il est gourmand en matière première et en eau... En bref, la production animale pose question. D'autant plus que la Terre, d'ici à 2050, aura 9 milliards de bouches à nourrir."
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"Probablement la durabilité du plastique, et le fait que la plus grande partie finira dans l'océan. Mais aussi que notre infrastructure, si impressionnante, pouvait tomber en rade et en ruine beaucoup plus vite qu'on ne le pense en l'absence d'une petite partie de la maintenance. J'ai désormais un immense respect pour les hommes et les femmes qui empêchent nos métros d'être inondés, maintiennent nos ponts debout, nous apportent l'eau courante. Ce sont les plus grands héros non décorés de notre civilisation."
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Le biologiste allemand Boris Worm, coauteur d'une étude sans précédent, publiée dans Science, sur l'état des océans :
" En mars 2005, la FAO avait déjà lancé un appel solennel à la reconstitution des stocks de poissons appauvris. Si nous n'agissons pas, déclarait-elle, nous risquons de nous trouver face à une grave crise alimentaire mondiale d'ici à 2050, quand nous serons 9 milliards d'humains. Notre enquête confirme toutes ces prévisions. Les stocks de poissons en Atlantique nord-est, nord-ouest et sud-est, en Méditerranée, en mer Noire, dans le Pacifique sud-est et dans l'océan austral sont surexploités par la pêche industrielle. En continuant nous prenons le risque de les épuiser, donc d'appauvrir plus encore les prises futures, comme cela est arrivé au Canada. C'est la grande leçon de notre enquête : partout où la biodiversité s'amenuise, les écosystèmes se dégradent. Quand l'écosystème s'appauvrit dangereusement, il se régénère difficilement. II faut comprendre que la diminution massive d'une population entraîne sa propre disparition. Considérez la variable génétique. Si vous réduisez fortement le nombre d'individus d'une espèce, le saumon par exemple, vous détruisez d'autant sa capacité à s'adapter aux nouveaux dangers, aux pollutions, aux intrus… Ce qui aggrave son dépérissement. Depuis quelques années, le nombre de saumons sauvages s'épuise. "
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Le journaliste Christophe Rymarski en conclusion d'un article se demandant " comment rendre le développement durable ? " :
" Le type de croissance que nous connaîtrons va donc dépendre des types de rapports de force qui s'établiront ou qui s'établissent déjà en matière de politiques environnementales et de négociations commerciales. Une croissance propre telle que la souhaite la Banque mondiale permettra peut-être, dans l'avenir, que le lait, les fruits et le plastique ne fassent plus en moyenne 9000 kilomètres avant de devenir le yaourt que nous avons dans nos réfrigérateurs. Et comme le prédisent certains experts, peut-être allons-nous revenir à des logiques économiques de proximité et inventer la mondialisation intellectuelle. "
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Un lecteur de L'Express par courriel, M. Silvant : " Nicolas Hulot redonne un sens à nos vies, sans aucune spiritualité ni religion, que nous soyons de gauche ou de droite. La planète se moque bien des partis politiques et des religions. Le pacte écologique redonne un sens à l'humain dans sa globalité. " Et si vous commenciez l'année par signer ce pacte ? (L'Express, 07/12/06)
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Selon la FNSEA, 80 % des cargaisons de soja qui arrivent dans les grands ports français contiennent du soja génétiquement modifié. Au Ministère de la culture, on reconnaît même que la majorité des bêtes élevées en France mangent déjà des plantes génétiquement modifiées. Il est donc établi qu'une filière transgénique est en place pour alimenter la production de viande, de lait et d'œufs. Le saviez-vous ? Je n'ai pas l'impression que ce soit très connu. (Le Monde 2, 25/11/06)
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L'éditorialiste Eric Le Boucher, au sujet des limites du discours écologiste :
" Cette salade verte, arrosée par Dieu et Malthus, idéologisée, séduit en France. L'écologie y est devenue la dernière manière de lutter contre le capitalisme. Mais elle n'a aucune chance de convaincre ailleurs. C'est une version première (et encore douce) de cette stratégie qui a présidé au fameux protocole de Kyoto, lequel impose aux pays signataires des restrictions chiffrées d'émissions de CO2 par rapport à 1990. Le malheur est que ça n'a pas marché. Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le protocole, le Canada vient de s'en retirer. Aucun pays émergent n'est concerné alors que la Chine deviendra la plus grosse " pollueuse " dans dix ans. En Europe, seules la Grande-Bretagne et la Suède respectent leur ordre de marche. La France à peine.
Entre-temps, sur la lancée, expose le rapport Stern, l'atmosphère, qui comprend 430 parts par million (ppm) de gaz à effet de serre (contre 280 ppm avant la révolution industrielle), en contiendra trois fois plus en 2100. La température montera de 2 °C ou 3 °C en 2050 et de 3 °C à 10 °C en 2100. Et de souligner l'ampleur du problème en rappelant que le thermomètre est aujourd'hui plus haut de seulement 5 °C par rapport à l'ère glaciaire.
Pourquoi l'échec ? Parce que la gestion du climat pose une question inédite à l'humanité, " un défi biblique" , dit justement Martin Wolf dans le Financial Times : il faut que tout le monde participe et qu'il n'y ait pas de gros malin profitant, sans rien faire, des efforts des autres. La méthode du cri d'alarme, de l'exemplarité et de la restriction volontaire défaille. Elle se heurte en outre, quoi qu'en disent les militants Verts, à des incertitudes scientifiques. " (lemonde.fr, 12-13/11/06)
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Nicolas Hulot ne voit plus d'endroit non pollué où se réfugier : " Très sincèrement, je ne connais plus d'endroit où vous pouvez ne pas lire un impact des activités humaines. En Arctique, zone très éloignée, les ourses ont des dérèglements hormonaux dus à la pollution. Sur l'île du Krakatoa, en Indonésie, où j'ai plongé sur le plateau continental méditerranéen à 5 mètres de profondeur, toute notre société de consommation pourrit au fond des mers. Je ne dis pas que tout est foutu. Mais il n'y a plus un endroit qui ne soit sous le joug d'une menace. Notre planète est ridiculement petite. Par moments, je suis effaré de voir combien nous sommes capables d'affrontements sur des choses tellement dérisoires par rapport à ces enjeux-là. L'autre jour, je sortais de l'eau, je venais de passer une heure merveilleuse avec des baleines dans une eau limpide. Je me suis dit qu'il faudrait que tous les chefs d'Etat puissent vivre cette expérience, regarder dix minutes l'œil d'une baleine. Cela les rendrait tellement plus humains. " (Paris-Match n° 3000, 16/11/06)
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