30.1.08

La mise en situation mieux que le CV

La journaliste Aurore Gorius évoque la montée en puissance du recrutement par simulation :
"« Cette méthode permet de décloisonner les embauches, constate Françoise Mourier, chef de mission à la direction générale de l'ANPE. Les entreprises recrutent des candidats qui n'auraient jamais eu leurs chances par les voies classiques du CV et de l'expérience. Les postulants eux-mêmes vont vers des postes qu'ils pensaient inaccessibles auparavant. C'est aussi une façon d'introduire plus de diversité dans le monde du travail. » Selon certaines estimations, près d'un tiers des recrutements ne donneraient réellement satisfaction ni au salarié ni à la direction. La mise en situation a pour but de mieux appréhender le potentiel et les compétences concrètes des candidats. D'inspiration anglo-saxonne, la technique a été développée dans les années 40 pour mettre à l'épreuve les espions américains. Très répandue maintenant dans le monde de l'entreprise, elle se généralise parmi les cadres. Dans son « assessment centre » (centre d'évaluation), KPMG recrée les conditions de travail de ses équipes. Devant un PC portable et une boîte mail où tombent des informations, les candidats doivent remplir des missions, le tout intégralement en anglais. La gestion du stress, les capacités de prise de décision ou de management sont passées au crible. C'est une des phases du processus de recrutement du cabinet d'audit."
Source : lepoint.fr, 17/01/08

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10.1.08

La réunionite coûte une fortune

Cette brève du Point où plus d'un d'entre nous reconnaîtra son entreprise :
"Travail d'équipe : le concept est à la mode. Pour preuve : la capacité à partager le travail est un des critères mis en avant pour obtenir un poste. Oui, mais le danger est grand de tomber dans la « réunionite ». Une étude réalisée aux Pays-Bas par l'institut Synovate chiffre à 60 milliards d'euros le coût de ces palabres professionnels : 16 milliards pour les heures passées à préparer les réunions, 30 milliards pour les réunions elles-mêmes et 14 milliards pour les déplacements. Des chiffres qui augmentent avec la taille de l'entreprise. Si au moins c'était efficace ! Près de la moitié des salariés interrogés (44 %) jugent qu'une réunion sur deux est inutile, qu'aucune décision claire n'y est prise ou que les discussions ne donnent lieu à aucune suite. 95 % se moquent qu'un point à l'ordre du jour passe à la trappe et reconnaissent que, pendant la réunion, ils pensent à autre chose, discutent avec leurs voisins, rédigent leurs SMS.... Vous avez dit dialogue !"
Source : lepoint.fr, 03/01/08

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13.11.07

Les 30-45 ans ont maintenant pris le pouvoir

Stéphane Fouks, président d'Euro RSCG Worldwide, estime que l'élection de Nicolas Sarkozy marque l'acte officiel de prise de pouvoir par la nouvelle génération des 30-45 ans :

"En France, c'est par tradition le pouvoir politique qui initie tout changement. Or, cette fois, le passage de relais entre élites était déjà patent dans l'entreprise (l'âge moyen des patrons du CAC 40 a rajeuni de neuf ans ces quatre dernières années), mais aussi dans les médias, dans les arts. Il n'a toutefois été officialisé, rendu visible aux yeux de tous que par l'élection présidentielle et la nomination d'un nouveau gouvernement, plus jeune, comprenant plus de femmes et de personnes issues des banlieues."
Ces nouvelles élites apportent au moins trois choses :
"D'abord, une vision du management qui n'est plus pyramidale mais horizontale. A une hiérarchie pesante elles préfèrent le «groupe projet». On insiste moins sur les fonctions plus sur les objectifs. Dans cette conception, l'entreprise n'est plus un gouvernement avec des ministres gérant chacun un secteur, mais un corps vivant tendu vers l'action. Deuxième apport des 30-45 ans : ils semblent (on verra comment cela va évoluer) plus attachés à ce que le pouvoir permet de réaliser qu'à ses symboles. Ils sont moins accros aux Safrane avec chauffeur et à l'épaisseur de la moquette que leurs prédécesseurs. Troisième apport : ils acceptent d'être jugés, car cela leur semble la contrepartie normale du pouvoir. Jugés en permanence par leurs collègues, les salariés, leurs clients, leurs actionnaires…"
Source : Management, novembre 2007

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5.10.07

Entreprise sous tension

Carlos Ghosn, président de Renault-Nissan :

"Si vous voulez qu'une entreprise donne le meilleur d'elle-même, vous devez la mettre sous tension. Mais ça ne signifie pas que chaque individu doive aller jusqu'à la limite."
Source : L'Entreprise, septembre 2007

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20.9.07

Des salariés en quête de sens

Jean-Michel Demay dans sa dernière chronique dans Le Monde :
"Les salariés sont en quête de sens et, littéralement, de mieux-être. " Dorénavant, constatait David Sibony, fondateur de l'agence de communication Instants de bonheur, dans Stratégies, les salariés demandent à être traités par l'entreprise pour ce qu'ils sont et non plus seulement pour ce qu'ils font. " " Ils ont la volonté d'un travail bien fait, pas pour l'entreprise, mais pour eux-mêmes, pour préserver l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes à travers leur travail ", ajoutait Olivier Cousin, sociologue, aux Echos. Comme une soif de réappropriation de soi dans un collectif décousu. Le constat vaudrait surtout pour les Latins, et notamment les Français, qui seraient plus prompts que les autres à mêler les sphères privées et professionnelles pour se " réaliser ". Selon l'Observatoire international des salariés (TNS-Sofres), quand les Anglo-Saxons ont une vision très utilitaristes du travail (un gagne-pain pour 76 % des Américains, pour 51 % des Européens), les Français noueraient une relation au travail plus affective. Pour 56 % de ceux-ci, le travail est d'abord une source de contacts humains (pour 33 % des Américains, pour 45 % des Européens). Un investissement affectif, donc souvent déçu. Un quasi dépit amoureux. A moins que la belle, et le management, soient... étrangers. Les Français travaillant en France dans des filiales de groupes étrangers manifesteraient, selon cet observatoire, plus d'optimisme et de satisfaction que ceux travaillant dans des groupes français."
Source : www.lemonde.fr, 16/09/07

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3.8.07

299111 nouvelles entreprises en France

Tel est le nombre de créations d'entreprises en France en 2006, soit une progression de 8,4 % sur un an et 40 % en cinq ans. En plus du créateur, une nouvelle entreprise génère en moyenne deux emplois. On ne peut plus dire que la France n'a pas la fibre entrepreneuriale et c'est réjouissant. Souhaitons simplement que ces entreprises s'épanouissent dans la durée. (L'Entreprise, juin 2007)

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26.3.07

L'entrepreneur idéal selon Gates

Les principales qualités d'un entrepreneur selon Bill Gates, lors de son dernier passage à Paris : " Connaître son business et être un bon vendeur, c'est-à-dire savoir convaincre ses clients, mais aussi les banquiers ou les employés talentueux que vous cherchez à recruter. " (Challenges, 08/02/07)

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20.2.07

60 % des salariés travaillent dans l'urgence

Le ministère de l'emploi vient de publier une série de statistiques intéressantes sur les conditions de travail :

- 60 % des salariés disent devoir fréquemment abandonner une tâche pour une autre plus urgente, c'est-à-dire qu'ils travaillent dans l'urgence,

- 25 % ont un rythme de travail imposé par des normes ou des délais de production à respecter en une heure au plus, contre 5 % en 1984,

- 53 % affirment que leur rythme de travail est imposé par une demande extérieure à satisfaire immédiatement, c'est-à-dire par des clients avec lesquels les salariés sont de plus en plus en contact. (Le Monde, 13/02/07)

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7.2.07

De la déception au travail

Le philosophe Gilles Lipovetsky et sa vision du monde du travail : " Il existe dans notre société une forte exigence de reconnaissance de la part des individus. Dans la vie professionnelle, les gens ne se satisfont plus, comme autrefois, de remplir une fonction, ils veulent être reconnus en tant que personnes. Or cette demande accrue de reconnaissance intervient dans un contexte économique particulièrement dur : l'accroissement de la concurrence, la mondialisation, les regroupements d'entreprises, etc., ont pour effet de rehausser sans cesse les objectifs fixés à ceux qui travaillent. Résultat : de plus en plus de salariés se plaignent d'être mal évalués par leurs supérieurs hiérarchiques, insuffisamment appréciés au sein de leur entreprise, traités avec indifférence ou brutalité par les clients... (…) Une entreprise, c'est un réseau. Lorsque des collaborateurs sont déçus par leur travail, leur état d'esprit négatif se propage dans leur équipe, puis au-delà… Il se crée une mauvaise ambiance. Les salariés cessent de se « défoncer» pour leur société, et celle-ci perd du terrain dans la lutte avec ses concurrentes. Je ne crois pas au management par le stress. Pour donner le meilleur l'eux-mêmes, les êtres humains ont besoin d'être gratifiés. Il y a un moment où la pression et l'absence de reconnaissance finissent par provoquer le découragement. " (L'Entreprise, janvier 2007)

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Le salaire des patrons de PME

Selon une enquête de l'Insee, le salaire net moyen des patrons de PME est de 3.973 euros. Que pensez-vous de ce chiffre ? (L'Entreprise, janvier 2007)

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31.1.07

HP est le nouveau n° 1

Sur la base du chiffre d'affaires 2006, Hewlet-Packard est passé devant IBM en tête du marché de l'informatique. HP a gagné cette position après avoir absorbé Compaq en 2002 et en mettant en œuvre une politique liant rationalisation et innovation. (www.silicon.fr)

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1.12.06

Il n'y a pas que les actionnaires

Franck Mougin, le DRH du groupe Danone, estime que le projet d'une entreprise ne peut plus seulement être économique, il doit aussi être sociétal : " Quand vous jouez avec les règles du capitalisme, cela sidère et peut paraître prétentieux. Mais peu importe ! Ce qui compte, c'est de convaincre les actionnaires. Il s'agit de leur faire comprendre que, au final, la différence entre concurrents ne se fera pas sur la création de valeur pour l'actionnaire ou la qualité de la production, car tous parviendront peu ou prou aux mêmes résultats, mais sur la création de valeurs culturelles. Depuis dix ans, nos performances plaident pour nous. Même les sociétés américaines commencent à nous observer. De toute façon, c'est dans l'air du temps. Regardez la fondation de Bill Gates ! On voit bien que le monde est en train de changer. " (lexpress.fr, 16/11/06)

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16.8.06

Pas de chef d'entreprise sans passion

" Pour créer son entreprise, il faut être passionné. Pour bien gérer, cela n'est pas nécessaire. Mais pour faire un chef d'entreprise bon gestionnaire sur la durée, je pense qu'il faut être passionné. Et ce, pour deux raisons. Premièrement, la passion est la source de l'imagination. Je disais en début d'entretien que l'imagination importait plus que le savoir. Or, de nos jours, il n'y a plus de précurseurs dans les entreprises ; en revanche, il y a des retardataires. Celui qui n'a pas préparé l'avenir, qui n'a pas pris à temps les bonnes décisions en termes de marketing, de production, de distribution, etc., va permettre à d'autres de le dépasser. Deuxièmement, la passion gomme le facteur risque. Et pour exercer des années durant le métier de chef d'entreprise, il faut oublier qu'on prend des risques tout le temps. " Dixit le patron de Cegid et de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas. (lentreprise.com, juillet-août 2006)

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11.2.05

Le mérite des hôtesses de caisses

Les hôtes et hôtesses de caisse sont 153.000 en France dans la grande distribution alimentaire. La grande majorité sont des femmes, qui travaillent dans bien des cas à temps partiel. Parce qu'elles sont souvent le seul contact humain du client dans le magasin, elles sont jugées essentielles. On les oblige à pratiquer le " SBAM " : sourire, bonjour, au-revoir, merci en permanence. Pas toujours facile quand on sait que pendant sept heures, une hôtesse peut facilement soulever 2,5 tonnes de marchandise et affronter quelques clients difficiles. Malgré les inconvénients, beaucoup aiment leur métier. Vous n'imaginez pas à quel point la caisse est un sacré poste d'observation : le Caddie en dit très long sur chacun de nous...

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4.2.05

L'esprit d'entreprise souffle...

223.000 nouvelles entreprises ont été créées en France en 2004, soit une progression de 14 % par rapport à 2003, qui avait déjà connu une hausse de 12 %. L'envie d'entreprendre se développe et se diffuse. Réjouissant !

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19.1.05

L'éclatante réussite de Samsung

L'entreprise d'électronique sud-coréenne Samsung vient de présenter des résultats spectaculaires pour 2004. Son chiffre d'affaires est en progression de 32,20 % à 42,4 milliards d'euros. Son bénéfice atteint le niveau record de 7,94 milliards d'euros, en hausse de 81 %. Peu d'entreprises dans le monde peuvent se targuer de tels chiffres. Samsung a notamment pris la seconde place mondiale de la téléphonie mobile à Motorola. Sa stratégie globale dans le numérique semble payante. Nous sommes loins de la morosité ambiante dans les entreprises françaises, voire européennes. Au moment où le parfumeur Marionnaud vient d'être repris par un conglomérat chinois, les exemples du dynamisme des entreprises nord-asiatiques se multiplient et retiennent l'attention.

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