11.1.08

Le XXIe siècle sera celui de l'amour multiple

Jacques Attali vient de publier "Amours" chez Fayard. Sa vision de l'avenir amoureux est déroutante :

"Le XXIe siècle sera celui de l'amour multiple, de la polyunion, de la polyfidélité. Chacun fera partie de réseaux amoureux, qui le relieront à plusieurs partenaires sentimentaux. A l'image de ce qu'annoncent des réseaux comme Facebook (un site Web), en apparence innocents, qui relient entre eux des amis. Ce ne sera pas un retour à des schémas relationnels anciens, mais une nouvelle forme d'organisation, où chacun aura plusieurs partenaires amoureux, parfois de sexe différent, parfois du même sexe, sans nécessairement faire l'amour avec tous, ni avoir des enfants avec les uns ou les autres. Les femmes auront les mêmes droits que les hommes. On a idéalisé la famille bourgeoise, mais jusqu'ici, personne n'a trouvé le modèle idéal. Les femmes sont beaucoup plus capables que les hommes de polyfidélité, de polyamour, et ce sont elles qui imposeront ce modèle. On doit cela au XXe siècle: la généralisation du droit à l'amour condamne à mort le mariage monogame dont le triomphe historique n'était pas écrit à l'origine."

Source : Paris-Match, 06/12/07

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19.12.07

Etre une femme libre n'est plus suffisant

Le professeur François de Singly et la place de la femme dans le couple :
"Le dévouement qui consiste à agir pour quelqu’un d’autre n’est plus valorisé. L’individualisme contemporain exige de chacun de nous de se réaliser à titre personnel. Même pour les femmes, l’injonction est de devenir soi-même. (…)
Pour lutter contre une définition dominée de soi, il est nécessaire de remplir le vide et donc de donner une définition positive de soi. Etre une femme libre n’est pas suffisant, un contenu doit être trouvé. Non sans difficulté, Diana y était parvenue, et c’était une des raisons de sa popularité auprès des femmes. Elle était la preuve que les femmes pouvaient renoncer à être des seconds rôles et rebondir en ayant une nouvelle vie, plus personnelle.
Le divorce de Cécilia Sarkozy traduit donc un renversement historique des formes de remerciement entre époux. Par exemple, traditionnellement lorsqu’un homme finissait une thèse, un livre, ou était élu à tel ou un poste, il remerciait son épouse de son aide. Aujourd’hui, une femme peut remercier son homme en prenant congé de lui, refusant d’être remerciée par une seconde place. La «fortune» du mari à laquelle la femme a accès peut être vécue aujourd’hui comme une «infortune» personnelle. Car la revendication de l’égalité s’est glissée, doucement mais sûrement, dans les relations conjugales, et elle réclame son dû. Pourquoi lorsqu’il s’agit du travail domestique le «commun» est pris en charge surtout par la femme, et lorsqu’il s’agit d’une aventure professionnelle, comme celle des Sarkozy le soir des résultats, le «commun» est approprié par l’homme ?
Il ne suffit pas d’être «libres ensemble» pour qu’un couple continue d’exister, il faut aussi que les conjoints soient égaux dans la construction de leur communauté."
Source : www.liberation.fr, 18/12/07

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15.10.07

Les hommes ne savent pas comment faire

Le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez publie un livre sur les troubles de l'homme moderne, "Dans le cœur des hommes" :
"Je sais que les hommes font de meilleures études et sont mieux payés que les femmes. Mais, dans la sphère de l'intime, leur désarroi est immense. Hier, quand un enfant n'allait pas bien, on se tournait vers les mères. Aujourd'hui, on regarde le père : trop absent ou trop présent, c'est lui qui est mis en cause. J'entends les pères avouer dans ma consultation qu'ils ne savent pas comment parler à leurs enfants, trouver leur place dans la famille. Ils ont perdu le mode d'emploi et le vivent d'autant plus mal qu'ils sont en effet à l'égal des femmes dans leur désir de réussir avant tout leur vie familiale et amoureuse. Mais eux ne savent pas comment faire. (…) Les femmes aussi sont pétries de contradictions. Elles veulent à la fois un homme qui commande et protège, mais qui sache négocier. Les rôles assignés au père et à la mère dans la famille ont changé. Avant, le père était uniquement dans la transmission du symbolique : le nom, la loi. La mère, uniquement dans le fusionnel, les soins du corps. Ces représentations qu'on imaginait naturelles se complétaient. C'était pratique, mais c'est fini. Une telle révolution vient heurter de plein fouet les représentations enfouies dans notre psychisme. Mais, à ce jeu, les femmes ont cinquante ans d'avance. Elles réfléchissent, lisent des magazines féminins et se sont adaptées bien plus vite. Elles savent aujourd'hui que, si ce n'est pas facile d'être à la fois féminine et d'avoir du pouvoir, cela en vaut la peine. Les hommes, eux, vivent ce bouleversement comme une perte. Ils sont dans le « ni-ni » : n'être « ni un pédé ni une gonzesse ». Quelle approche calamiteuse !"
Source : lepoint.fr, 11/10/07

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24.3.07

L'homme se laisse aller dans le couple

Le sociologue Jean-Claude Kaufmann, qui vient de publier "Agacements, les petites guerres du couple " au sujet du laisser-aller de l'homme :
" Ce laisser-aller est relativement nouveau. Aujourd'hui, pour beaucoup d'entre nous, le couple est un lieu de réconfort. Rentrer chez soi après les pressions de la journée, c'est ne plus être sous le regard des autres et pouvoir se relâcher. Les hommes ont tendance à utiliser le couple comme cela. Et cette tendance peut aller jusqu'à la régression. L'agacement féminin ne concerne pas tant le relâchement que le laisser-aller envahissant qui, d'ailleurs, met en péril la séduction. Pour l'homme, à quoi sert le couple si ce n'est pas le lieu où l'on peut se " lâcher " ? Tout n'est pas " conjugalisé " dans le couple : nous avons besoins de moments et d'espaces de respiration personnelle. Mais il y a un réglage de distance à faire. La question étant : jusqu'où peut-on aller pour son propre bien-être ? "
(Psychologies, février 2007)

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18.2.07

Le mythe du prince charmant ébranlé

C'est au troisième anniversaire du mariage que le risque de rupture est désormais le plus élevé. A ce sujet, la journaliste Anne Vidalie explique : " La flambée des divorces express a pourtant de quoi surprendre, alors que les Français, avec une belle unanimité, placent la famille au premier rang de leurs valeurs. « C'est désormais l'enfant qui la fonde, analyse le psychiatre Jacques-Antoine Malarewicz. Plus le duo parental. » Le couple est devenu l'exutoire de nos contradictions, le fusible de nos insatisfactions. « Les exigences des hommes comme celles des femmes augmentent et se démultiplient, souligne la sociologue Christine Castelain-Meunier. Chacun veut tout de son partenaire : il doit être l'ami(e), l'amant(e), l'époux(se). Il est difficile de partager la vie quotidienne quand les aspirations sont aussi élevées, dans une société où chacun perçoit l'autre et lui-même comme une denrée rapidement périssable. » D'autant que l'époque est à l'amour-fusion et à la fidélité sans faille. « Les jeunes ne veulent pas du compagnonnage, décrypte la sociologue Bernadette Bawin-Legros (Génération désenchantée. Le monde des trentenaires, Payot). Ils exigent une relation pure, dépouillée de toute tricherie et de tout mensonge. Mais c'est une utopie qui s'étiole très vite… » Le Prince charmant et Pretty Woman vieillissent rarement ensemble. " (L'Express, 11/01/07)

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17.2.05

Quel est votre style de couple ?

L'étude de 1.500 couples hétérosexuels a conduit une équipe de sociologues suisses à définir cinq styles de couple. A vous de reconnaître le vôtre...
  • Le style bastion : ces couples ont pour valeur la solidarité, la sécurité, la stabilité. Ils sont unis mais chacun est jaloux de son intimité.
  • Le style cocon : il caractérise les couples qui fondent un nid protecteur, loin du bruit extérieur. Tout est bien organisé.
  • Le style association : les valeurs de ces couples sont la négociation et la communication. Ils sont ouverts sur l'extérieur et détestent la routine.
  • Le style compagnonnage : ce sont les couples caractérisés par le partage équitable, à l'organisation souple, qui refusent la routine et sont très ouverts sur l'extérieur, par exemple une communauté où s'investir.
  • Le style parallèle : ce sont les couples construits sur la complémentarité et la fermeture sur l'extérieur. Hiérarchie et routine sont valorisées. Ils recherchent la sécurité.

A savoir : les styles bastion, cocon et compagnonnage sont de type fusionnel. Les disputes sont fréquentes dans les couples des styles parallèle et association. Le style compagnonnage est le plus stable.

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9.2.05

Le grand retour du sentiment amoureux

Dans un dossier du 22 janvier dernier, Le Figaro Magazine était clair : l'amour est de retour ! Les aînés, dont l'espérance de vie s'allonge, profitent d'une plus longue vie amoureuse. Les 40-60 ans, qui ont connu les années 60 de libération sexuelle, reviennent du " nomadisme sexuel ". Mais les plus fortes tendances viennent des jeunes. " La création d'un couple lié par une forte relation amoureuse " est leur aspiration essentielle selon une étude de l'Inserm de décembre dernier. 79 % des 18-35 ans estiment que le mariage " n'est pas dépassé ". 83 % vont même jusqu'à en faire un engagement " pour la vie ". Alors, avez-vous réservé votre restau pour la Saint-Valentin qui approche ?

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