5.1.08

A comme Amour

L’amour est le plus grand bonheur. C’est être plus heureux à deux que tout seul. N’en déplaise à tous les célibataires heureux, le bonheur est plus intense à deux que tout seul. L’amour infirme les plus grandes lois mathématiques, pour deux raisons. D’abord parce qu’en amour 1 + 1 = 1. Ensuite, selon Einstein, parce que « L’amour est la seule chose qui double à chaque fois qu’on le partage. » Il confirme toutefois la loi de l’attraction selon Lichtenberg : « L’attraction est à la matière inanimée ce que l’amour est à la matière vivante. » Pour le reste, et comme le disait Jean de La Fontaine, « tout est mystère dans l’amour. » Pour Philippe Labro, « l’amour est tout ce qui n’est pas la raison ». De son coup de cœur pour son ami La Boétie, Montaigne n’avait d’ailleurs pas d’autres mots que les fameux : « Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : « Parce que c’était lui ; parce que c’était moi. » » « Rien n’est plus proche de l’absolu qu’un amour en train de naître. Le stupéfiant, le merveilleux, c’est que cet absolu naît du hasard » confirme Jean d’Ormesson. Il commence par des petits riens, des petits signes, qui un beau jour envahissent tout. Pour en arriver là, la patience est de mise aux yeux de Christian Bobin : « La comète de l’amour ne frôle notre cœur qu’une fois par éternité. Il faut veiller pour la voir. Il faut attendre, longtemps, longtemps, longtemps. C’est cela l’état naturel de l’amour : attendre, attendre, attendre. Au plus loin de la précipitation et du bruit. Au plus loin de toute crise. Attendre paisiblement. » Robert Kincaid, alias Clint Eastwood dans le magnifique « La route de Madison », est du même avis : « Ce genre de certitude ne peut arriver qu’une seule fois dans une vie. » Mais une fois cette certitude installée, l’amoureux ne peut en venir qu’à la question de Victor Hugo : « Que reste-t-il de la vie excepté d’avoir aimé ? » Ce que l’on retrouve en chanson avec Edith Piaf dans « L’hymne à l’amour » :

« Le ciel bleu sur nous peut s’effondrer

Et la terre peut bien s’écrouler

Peu m’importe si tu m’aimes

Je me fous du monde entier

Tant qu’l’amour inond’ra mes matins

Tant que mon corps frémira sous tes mains

Peu m’importe les problèmes

Mon amour puisque tu m’aimes… »

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Anonymous Jean-Yves a écrit...

En amour, pour moi, 1 + 1 = 3.

5/1/08 00:21  

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