9.11.07

Ecrire pour de vrai

Dans sa dernière chronique, Philippe Meirieu évoque la crise de l'orthographe chez les jeunes comme les adultes :

"De nombreux adultes, qui ont appris l'orthographe selon les méthodes traditionnelles, à une époque où les SMS n'existaient pas, se mettent à faire les fautes, y compris sur des points qu'ils connaissent parfaitement : la distinction des terminaisons -é/-er en est un bon exemple. Tout le m0nde peut réciter la règle élémentaire qui permet de les distinguer… et, pourtant, beaucoup font la faute aussi bien à l'occasion de courriels que de textes manuscrits. (…) Le vrai problème n'est donc pas que nos enfants utilisent des abréviations ou négligent l'orthographe dans leurs communications immédiates, il réside dans le fait que ce type de communication devient hégémonique. La crise de l'orthographe en cache une autre, bien plus préoccupante : la crise du désir d'écrire « pour de vrai », de vrais courriers que l'on prend le temps de relire et de peser, et dans lesquels on cherche à atteindre une forme de perfection…"

Source : La Vie, 01/11/07

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Anonymous Jean-Yves a écrit...

Cette remarque de Philippe Meirieu est très pertinente. Merci Pépites de nous la faire partager.

9/11/07 08:52  
Anonymous ginkgo a écrit...

J'ai constaté à peu près la même chose hier en relisant le compte-rendu d'un collègue : problèmes d'accord de participes passés dans un document qui m'avait été transmis sans une relecture de sa part qui aurait été la bienvenue. Pourtant, le collègue en question n'était pas tellement plus jeune que moi (il avait entre 25 et 30 ans, sans doute plus proche de 30 que de 25). Au delà de ce cas particulier, un des tout premiers auxquels j'ai été confronté, je me suis demandé s'il ne fallait pas y voir une évolution de notre rapport à la grammaire. J'hésitais à extrapoler à partir de ce cas unique. Cette remarque de Philippe Meirieu m'apporte qques précisions en la matière. Merci.

9/11/07 12:20  

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