3.11.07

C comme Courage

« Courage : la vertu qui affronte le danger, la souffrance, la fatigue, qui surmonte la peur, la plainte ou la paresse. C’est la vertu la plus universellement admirée sans doute depuis le plus longtemps, et d’ailleurs (avec la prudence) l’une des plus nécessaires. Toutes les autres, sans courage, seraient impuissantes ou incomplètes. » Telle est la définition d’André Comte-Sponville. Le courage est « la force qui met les vertus en mouvement » pour Christian Lacroix, qui explique : « Tantôt le courage moral se traduit par une confrontation avec un adversaire intérieur. L’ennemi contre lequel il faut lutter n’est autre alors que soi-même. Il s’agit de vaincre ses propres tendances, de surmonter ses inhibitions, de changer ses habitudes, de s’opposer à son propre désir, de contrecarrer ses pulsions, sa paresse, sa complaisance. C’est ce courage familier, « à bas bruit », qui permet de reprendre, jour après jour, une tâche répétitive, routinière, sans attrait, de se lever tôt, d’aller au travail, de supporter des transports harassants et, pour bien des femmes, de cumuler un emploi à l’extérieur avec des tâches domestiques accaparantes. » Le courage est l’antidote à la peur : « La volonté ne porte que sur ce qui dépend de moi. Tout ce qui ne dépend pas de moi ne ressortit pas à la volonté mais à la lucidité. L’union de la volonté et de la lucidité, de la prise de conscience du danger ou de la détermination à affronter la situation avec ses propres armes s’appelle le courage. Le courage qui permet d’affronter la peur » selon Bruno Jarrosson. Pour Jean-Louis Servan-Schreiber, « il n’y a que deux courages importants : celui de mourir et celui de se lever le matin. Tous les autres en découlent, ou bien s’en inspirent. »

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Anonymous Jean-Yves a écrit...

Il faut à un moment une radicalité du commencement qui ne prend sa source dans RIEN. Ce commencement du commencement c’est l’acte, c’est le COURAGE. L’Agir, c’est le commencement : c’est décider d’aller du rien vers le quelque chose. Le commencement n’a pas d’autre commencement : le commencement c’est le commencement.

4/11/07 09:02  

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