24.10.07

Le problème de la France selon Alan Greenspan

Alan Greenspan, ex-patron de la Réserve Fédérale américaine, en marge de la sortie de son livre en France, "Le temps des turbulences" :

"En France, le problème est que la concurrence est considérée comme la loi de la jungle, selon une expression d'Edouard Balladur. Je dis à la France : attention ! Elle risque de descendre dans le rang des grandes puissances mondiales si elle persiste dans une attitude hostile à la concurrence."
Source : Paris-Match, 19/09/07

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Anonymous ginkgo a écrit...

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le père Greenspan.

Je me rappelle une citation de Borlo sur France Inter qui citait lui-même un auteur américain. Dixit cet auteur, "La société soviétique a périclité de part le fait que les prix ne reflétaient pas la valeur économique des biens produits. La société capitaliste est menacée d'échec si les prix ne reflétent pas la valeur écologique des biens produits".

Le pb des USA, c'est que le prix de leurs consommations ne reflètent pas précisément leur valeur écologique. Mais là où ils sont forts, c'est qu'ils investissent dans le service et l'immatériel (moindre impact écologique), le domaine financier par ex, et qu'une bonne partie des usines qui produisent leurs biens sont à l'étranger (les pbs écologiques sont des pbs étrangers). Et leur course à l'innovation peut leur rapporter gros : s'ils trouvent LA solution écologique, ils pourront tjrs le vendre cher au reste du monde. Là, Greenspan a bien raison, mais (1) c'est un peu à quitte ou double, si cela n'est pas eux qui trouvent LA solution, les USA risquent d'être à l'écart de la prochaine révolution et (2) ils oublient que l'on vit sur la même planète et que leurs consommations, il faut bien les produire et cela a un coût pour tout le monde...

Maintenant, là où je crois que Greenspan a raison, c'est que je ne suis pas sûr non plus que les prix chez nous reflètent bien leur véritable raison, notamment écologique. L'exemple que je peux reprendre ici, c'est l'exemple de l'amiante. Pas d'investissement pour trouver une nouvelle solution, pas de coût supplémentaire, moindre innovation par rapport aux USA ; certes, mais au final, on finit par le payer à tout point de vue, humain, voire même industriel. En gros, on soutient artificiellement la valeur d'un produit, qui s'effondre une fois que la supercherie est découverte. Là où je suis d'accord avec Greenspan, c'est une dose de concurrence pourrait nous aider à sortir de notre immobilisme faussement protecteur.

24/10/07 08:34  

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