13.10.07

A comme Age

Nous avons l’âge de notre état d’esprit. Mais à en croire certains, il existerait tout de même des âges charnière. Pour Balzac, « cet âge, qui, pour tous les hommes, se trouve entre 22 et 28 ans, est celui des grandes pensées, l’âge des conceptions premières, parce qu’il est l’âge des immenses désirs, l’âge où l’on ne doute de rien : qui dit doute, dit impuissance. Après cet âge, rapide comme une semaison, vient celui de l’exécution. » Plus près de nous, le chasseur de têtes Catherine Euvrard situe le cap à 40 ans : « Pour faire court, je classe les jeunes en deux catégories : ceux qui en veulent et ceux qui se planquent. Les seconds, de plus en plus nombreux, ne veulent plus prendre de risque, et privilégient leur vie personnelle, quitte à refuser des postes plus intéressants, comme si c’était au travail de s’adapter à eux et non plus l’inverse… Je pense qu’ils ont tout faux : on peut tenir ce genre de raisonnement après 40 ans, avant on construit sa carrière. » 40 ans, c’est aussi le moment de la crise du milieu de la vie. Michel Braudeau en a parlé avec justesse : « Dans ce tourbillon de la crise du milieu de la vie, où l’on remet tout en question, son travail, son bilan et le reste, où l’on redonne un tour de vis à tout ce qui chancelle et un coup de balai aux feuilles mortes, aux amis perdus, aux amours déçus, où l’on doit prendre des décisions pour ce qu’on va faire à présent qu’on a franchi le sommet et qu’il est temps de donner ce qu’on a dans le ventre… On devient enfin plus jeune avec l’âge. On se dénoue, on s’humanise, on apprend l’insouciance... »

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Anonymous Jean-Yves a écrit...

Ce que dit Michel Braudeau est très juste. Catherine Euvrard a par contre une vision bien parcellaire de la vie : elle semble ignorer les nombreux accidents de la vie qui peuvent arriver à tout un chacun. Je ne lui souhaite pas un tel accident, seulement qu'elle pense à ce qu'écrit Michel Braudeau.

13/10/07 09:43  

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