27.1.07

La maladie a été plus forte

Début 2006, Jean-François Deniau, académicien et ancien ministre qui vient de disparaître, parlait ainsi de son dernier livre, " Survivre " chez Plon. " Combien de fois m'a-t-on dit que j'étais une insulte à la statistique médicale. Survivant après treize lourdes opérations affectant le cœur et les poumons, ainsi qu'à plusieurs formes de cancer, je repartais ensuite en Asie, en Afrique ou dans les Balkans. Or, si j'ai sûrement un esprit bien trempé, j'entretiens avec Dieu un rapport questionnant. Une nuit, à l'hôpital, alors que j'allais très mal, un infirmier s'est approché de moi, et nous avons évoqué ces questions éternelles. Ce qui vous manque, m'a-t-il dit en conclusion, c'est la confiance. J'y ai souvent repensé. Aucun mot, aucun geste n'est jamais perdu ! La nuit, je crois. Le jour, je suis jaloux de ceux qui croient. Et j'espère. " La thèse de ce livre aurait encore pu tenir dans cette citation : " Quand il n'y a plus d'espoir, il y a la volonté d'espoir, c'est-à-dire l'espérance. " Malheureusement pour lui, la maladie aura été plus forte cette fois. (La Vie, 09/02/06)

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Anonymous Jean-Yves a écrit...

Je ne dirais pas que la maladie a été la plus forte : c'était son moment de partir.

27/1/07 20:45  

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