16.1.07

Bon voyage !

« La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité » disait un personnage de Marcel Pagnol. Si seulement ! J'ai très peu parlé de moi sur ce blog, ne m'attendez pas sur ce terrain. Mes états d'âme n'ont pas beaucoup d'intérêt. Toutefois aujourd'hui, je glisse un mot parce que l'appel est trop fort. J'ai besoin d'écrire quelques lignes. Je viens de perdre un être cher dimanche, subitement, brutalement. Un malaise, un départ aux urgences dont il ne reviendra pas. Un départ comme cela, au détour d'un dimanche anodin, c'est trop injuste. Il a travaillé avec acharnement toute sa vie, il avait encore plein de projets, il ne pourra pas les réaliser. Comment accepter ce malheur ? Comment supporter l'absence ? Comment avancer avec ceux qui restent, brisés ? Bien que trop courte, je me dis qu'il a eu une vie heureuse. Il a vécu la vie qu'il avait choisie. Il nous laisse des bons et des mauvais souvenirs. Il peut être fier de ces petits-enfants. Il n'y a rien à regretter. Son départ nous invite plus que jamais à bien vivre chaque moment unique de nos vies éphémères. Certains auteurs nous disent qu'il faut se préparer à la mort. Je ne vois pas comment anticiper l'inattendu. Alors je me raccroche à quelques pépites… Celle du chanteur Sting : « Les gens n'acceptent pas la mort. C'est pourtant la seule façon de vivre. » Celle d'André Comte-Sponville rappelant Freud : « Le travail du deuil est ce processus psychique par quoi la réalité l’emporte. » Et celle de Vladimir Nabokov : « La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n’en serait pas une plus grande ? » Ultime question...

Libellés :

Blogger Dam a écrit...

avec vous par la pensée.

16/1/07 08:17  
Anonymous Kedoc a écrit...

Même si on ne se connaît pas (je ne suis qu'un fidel lecteur), je vous soutiens en ces moments difficiles.
Condoléances...

16/1/07 10:26  
Anonymous Patrice a écrit...

Je pense que tout tient dans cette phrase: "Son départ nous invite plus que jamais à bien vivre chaque moment unique de nos vies éphémères".

C'est en tout cas ainsi que je vois les choses.

J'ai aussi perdu un membre de ma famille il y a quelques semaines, et un être qui m'est cher à une santé fragile. Il ne se passe pas un jour sans que je pense au jour où on m'apprendra son décès.

Alors pendant qu'il en est encore tant, je lui montre combien je tiens à elle...

Bon courage.
Patrice, lecteur fidèle.

16/1/07 13:06  
Blogger Pépites a écrit...

Merci sincère à tous...

16/1/07 21:51  
Anonymous Jean-Yves a écrit...

Vivre SANS, tout en se rémémorant les meilleurs moments passés avec lui...

22/1/07 21:30  
Anonymous AnT a écrit...

Bonjour,
Je vous présente mes regrets de vous faire, peut-être et au travers de ce "commentaire" tardif, revenir en des temps de tristesse. La mémoire après l'oubli, comme les larmes, sont de la vie...

Deux phrases que je tiens comme béquilles, ou plutôt "phares", à chaque mort (non, ce ne sont pas des "départs", des "disparitions" ou des "fins de vies", mais des "morts").

Deux phrases, donc.
L'une attibuée à Saint Augustin : "les morts ne sont pas des absents, ils sont des invisibles"...

Et l'autre, de René Char, parlant de son Ami, Albert Camus : "avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence".

Comme une main tendue, invisble, dans un sourire, muet, qui doit bien porter un peu de sympathie, à défaut d'empathie réelle, vers vous...

Et une gratitude, aussi, pour ces partages que vous alimentez avec goût et générosité...

Cordialement,

AnToine Desjardins

19/5/07 13:55  

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