28.8.06

La voiture reste une vache sacrée

" Reste à savoir si l'augmentation du coût de l'essence va provoquer, enfin, une prise de conscience. Rien, malheureusement, ne permet de l'espérer. Il n'y a jamais eu, en France, de diminution sensible de la consommation des carburants en fonction de leur prix. Qu'on en juge : le plein d'une automobile de moyenne cylindrée coûte, aujourd'hui, à peu près 60 €. Soit environ dix fois plus qu'avant le premier choc pétrolier. Pas très loin du quinzième du salaire minimal. Du quart du loyer d'un appartement en logements sociaux… Et nous continuons, pour l'immense majorité d'entre nous, à aller à la pompe aussi régulièrement qu'avant et à payer les yeux fermés en tendant notre carte bancaire. Interrogés récemment sur le prix des produits culturels, les Français disent trouver les livres trop chers et mettent en avant leur coût pour justifier le fait qu'ils en achètent moins. Or, pour un plein d'essence, on peut acquérir cinq à dix livres en collection de poche et trois livres en collection normale… La voiture reste une vache sacrée pour laquelle nous sommes prêts à tous les sacrifices. Il faut la nourrir quoi qu'il en coûte, comme jadis les lions du prince… " Dixit Philippe Meirieu dans une de ses dernières chroniques. (La Vie, 10/08/06)

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Anonymous Jean-Yves a écrit...

Il faut la nourrir quoi qu'il en coûte, comme jadis les lions du prince…
La royauté a toujours fait rêver les masses. La voiture fait - d'une certaine manière - office de "château"...

28/8/06 09:41  

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