3.7.06

Personne n'en sait beaucoup plus que l'autre

" Personne, philosophe ou simple citoyen, n'en sait beaucoup plus que l'autre. Nous sommes assignés à cet impératif magnifique : penser le nouveau, forger des concepts, réinventer l'intelligence. L'heure devrait être à la prudence d'analyse, à l'ouverture dialogique, au pragmatisme pacifié. Si les vociférations l'emportent, c'est par l'effet d'un phénomène compensatoire. La violence des mots permet - un moment - de cacher la fragilité des idées. N'ayons pas si peur ! " Dixit Jean-Claude Guillebaud dans une chronique consacrée au débat politique actuel, qu'il ne trouve pas au niveau. " Parce qu'en vérité, les changements, les mutations radicales que nous sommes collectivement en train de vivre devraient inciter chacun à la pensée modeste et à l'expression circonspecte. En vérité, personne n'est plus très sûr de rien. Et c'est normal. Nous avançons ensemble dans un monde en cours de métamorphose. Tout se transforme et mute autour de nous. C'est aussi vrai pour la vie quotidienne que pour la géopolitique ; cela touche autant le fonctionnement des démocraties que notre rapport au réel, à l'Histoire, au savoir. Ces changements sont extraordinaires. Le pire peut en sortir, mais aussi le meilleur. Nous vivons, en tout cas, dans un monde nouveau qui n'a pas encore été pensé. " (La Vie, 01/06/06)

Anonymous Jean-Yves a écrit...

"Personne n'en sait beaucoup plus que l'autre" : cette formule seule pourrait paraître démagogique si elle n'était accompagnée des extraits de l'article, notamment "les mutations [...] devraient inciter chacun à la pensée modeste et à l'expression circonspecte"
Et pourtant, je continue de penser que tout ne se vaut pas... actions, pensées...

3/7/06 05:25  

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