11.7.06

La quatrième globalisation

" Nous en sommes à notre quatrième tentative de globalisation. La première a eu lieu à la fin du XVIIIe siècle et s'est effondrée avec les guerres napoléoniennes. La deuxième s'est produite cent ans plus tard et s'est terminée avec le conflit de 14-18. La Seconde Guerre mondiale a mis un terme à l'amorce de globalisation des années 1920. Celle que nous vivons à l'heure actuelle connaîtra vraisemblablement la même issue, c'est-à-dire qu'elle nous conduira à l'isolationnisme et au protectionnisme. En 1849, Marx a mis en garde ses contemporains contre le retour du protectionnisme et contre la barbarie. Au début du XXe siècle, en revanche, c'était impossible à prévoir. Aujourd'hui, il nous est tout aussi impossible de concevoir quelle forme de barbarie nous guette. Notre seule issue de secours est un compromis, au niveau planétaire, entre l'économie de marché et la démocratie. En effet, comme Marx l'a montré, le marché et la démocratie entrent parfois en conflit, contrairement à la croyance actuelle selon laquelle l'économie de marché conduit à la démocratie, et vice versa. Parce que le marché ne connaît pas de bornes, ni de limites, en termes de territoire ou de domaine d'activité. Il envahit l'éducation, la santé, les transports. Rien ne doit lui échapper. La démocratie, elle, a besoin de frontières pour prendre racine. Je pense que nous assisterons, avant la fin de ce siècle, à l'émergence d'un gouvernement mondial. Toute la question est de savoir si cela se fera ou non dans la douleur. " Dixit Jacques Attali dans un débat intitulé " Et si Marx avait raison ? " (lexpress.fr, 08/06/06)

Blogger Laurent a écrit...

> La démocratie, elle, a besoin de frontières pour prendre racine.
> Je pense que nous assisterons, avant la fin de ce siècle,
> à l'émergence d'un gouvernement mondial.
> Toute la question est de savoir si cela se fera ou non dans la douleur.

Plus que le conflit entre le marché et la démocratie, je dirais qu'il y a une lutte entre ceux qui "détiennent" le marché et les citoyens.

Tout est il me semble question de lutte entre transparence et opacité, car ceux qui font le marché sont ceux qui "détiennent" de l'information.

Internet impose la transparence alors que le monde ancien est basé sur la rétention d'information. Le citoyen / internaute / blogger s'apperçoit qu'il peut agir, et ce pouvoir une fois qu'il aura intégré que la démocratie c'est lui, il demandera sa part de pouvoir.

Les textes de lois sur les brevets logiciels sont peut être le déclancheur de cette révolte : ils ont la compétence, ils ont l'intelligence, il sont maitenant leur combat ...

Wikipédia, myspace, wow, ebay, meetic, montrent que l'on peut faire coopérer des millions de personnes. La gouvernance mondiale commencera en Europe et elle naitra du net.

Les frontière "nécessaires" dont vous parlez sont peut être liguisitiques, ce sont les dernière frontières sur Internet.

Sur le fait que cela se passe ou non dans la douleur, je pense que "les hommes de bonne volonté", sont présent et conscient de ce qu'il se passe. Il faudra un événement déclancheur. Le resset financier pourrait être à mon avis le déclancheur

11/7/06 10:32  
Blogger Pépites a écrit...

" La gouvernance mondiale commencera en Europe et elle naitra du net. " J'aimerais être aussi optimiste que vous. Je crains fort qu'il faille encore du temps. En France, le test de l'impact du net sur la campagne présidentielle 2007 sera particulièrement intéressant...

11/7/06 22:14  
Blogger Laurent a écrit...

" La gouvernance mondiale commencera en Europe et elle naitra du net. "

La "guerre froide" est devenu en quelque sorte financière : les USA, la Chine, l'Europe s'affrontent désormais au travers de leurs systèmes financiers.

L'équilibre de la terreur est devenu celui des dettes et "l'explosion" des bulles est prévisible.

Ils y aura des ruines individuelle et les citoyens demanderont alors des comptes. Il sera temps de reprendre le pouvoir que nous avons donné à "la représentation" et de mettre en place une démocratie participative.

Je ne suis pas optimiste, je pense que nous n'avons d'autres choix, alors comme le disait souchon :

On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance.
On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.

11/7/06 23:13  

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