7.6.06

Le perfectionnisme éloigne du bonheur

" Je dis toujours à mes patients qu'il n'est pas question de laisser tomber plus de 20 % de leur perfectionnisme, car il y en a 80 % qui est bon pour eux. Ensuite, je leur demande de lister, sur une feuille, les objectifs prioritaires de leur vie, et sur une autre ce qu'ils ont réellement fait pendant une semaine. Ceux-ci se rendent souvent compte qu'ils n'ont rien accompli de ce qui était important pour eux. Dans leurs priorités, ils avaient écrit : m'occuper de mon couple, de mes enfants, prendre le temps d'un café avec mes collègues ou passer deux heures dans mon jardin sans répondre au téléphone… Dans les faits, ils ont passé leur semaine à peaufiner leur travail, tellement qu'ils ont à peine pu boucler leurs dossiers… Ou bien ils se sont absorbés dans des tâches ménagères. Ou bien encore ils ont fait du jogging avec une telle ardeur pour battre leur record précédent qu'ils n'ont pas une seconde profité du plaisir que cela aurait dû leur procurer. Voilà comment le perfectionnisme éloigne du bonheur. " Dixit le psychiatre et psychothérapeute Frédéric Fanget, qui vient de publier " Toujours mieux, psychologie du perfectionnisme " chez Odile Jacob. (Psychologies, mai 2006).

Anonymous Jean-Yves a écrit...

Je me demande si ce n'est pas un peu simpliste... Lister, sur une feuille, les objectifs prioritaires de sa vie est, à mon humble avis, un peu plus complexe à réaliser que ne le propose ce "monsieur". Mais peut-être est-ce, là encore, du perfectionnisme de ma part ?

6/6/06 22:30  

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