29.4.06

La position de victime est une impasse

" La position de victime est une impasse. Désigner un coupable donne le sentiment d'avoir trouvé l'origine du problème. En réalité, c'est une voie qui condamne à l'impuissance, car on ne peut pas changer l'autre. La violence devient alors le moyen d'agir malgré tout, en s'attaquant à un bouc émissaire. Tout ce que l'on obtient, c'est un cercle vicieux de rancœurs et de représailles. Et il ne suffit pas d'ouvrir le dialogue pour apprendre à se responsabiliser. Il faut aussi oser le conflit. Oser parler, même si ce que l'on dit engendre du désaccord. Car ce qui alimente la violence, c'est le non-dit : ce que l'on croit savoir de l'autre, ce que l'on croit que l'autre pense. Dès lors, prendre ses responsabilités, c'est non seulement reconnaître ses torts, mais aussi oser dire ce que l'on pense et oser accepter la parole de l'autre, même si elle nous surprend ou nous déçoit. C'est aussi découvrir sa propre capacité d'action, admettre que le simple fait de faire partie du système (le quartier, le couple, l'entreprise...) nous rend tous a la fois victime et acteur de ses dysfonctionnements. " Dixit Charles Rojzman, psychothérapeute. (Psychologies, mars 2006)

Anonymous Jean-Yves a écrit...

Ce post complète bien le précédent : mon commentaire devient caduque...

28/4/06 22:20  

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