5.1.06

" Petit " oubli

" La fusillade de Dongzhou (qui a fait plusieurs paysans mécontents tués par la police) est donc très révélatrice des dérives chinoises et des tensions qu'elles peuvent provoquer. De nombreux pays riches ont volontiers tendance à l'oublier. D'abord désireux de se concilier les bonnes grâces de Pékin et de décrocher des contrats commerciaux avantageux, beaucoup oublient, ou font mine d'oublier, qu'une question taraude la Chine de manière de plus en plus aiguë : la question sociale. " (Extrait de l'éditorial du Monde du 13/12/05)

Anonymous Jean-Yves a écrit...

Certaines vies ne pèsent pas lourd face à l'économie.

5/1/06 11:46  
Blogger Oliver R a écrit...

Très franchement, je pose la question sans préjugés, est-ce possible de faire du social dans un monde comme le nôtre et surtout avec une population de plus d'1 milliard d'habitants ?

Imaginez la taille des grèves, la taille des syndicats, le volume du chômage, le poids de la SECU... C'est faramineux.

5/1/06 15:10  
Anonymous mp a écrit...

C'est affreux ce commentaire ...
A partir de combien sommes nous considérés comme du betail économique ???
Ils sont plus d'un milliard, beaucoup d'entre eux vivent et surtout travaillent dans des conditions que l'on ne peut imaginer, afin que nous puissions nous acheter la dernière paire de Nike hyper tendance, le super écran plat en rentrant de nos 35h ou durant notre arrêt maladie.
Je pense que votre reconnaissance et soutient les toucheraient !!!

6/1/06 16:46  
Blogger Oliver R a écrit...

Et bien plus affreuse est votre manque de pertinance.

Si vous n'avez pas compris que c'est une remarque qui souligne les limites d'un système, et qu'il est grand temps de réfléchir à autre chose que votre pitié (dont ils n'ont pas ailleurs que faire) alors je ne peux rien faire...

Excellente pépite (enfin de la réaction ;-)

8/1/06 23:42  
Blogger Oliver R a écrit...

Par ailleurs, nous SOMMES du bétail économique.

Que ce soit les marques (le mot 'brand' en anglais vient d'un instrument avec lequel on marque le bétail au fer rouge), notre calendrier (autrefois découpé selon les fêtes religieuses, aujourd'hui dicté par le marché et les fêtes commerciales), l'emploi (les enchères inversées sur le net par ex.), la télé ("qui vend du temps de cerveau disponible à coca" n'est-ce pas monsieur lelay?) ou le vote ("est un acte de consommation comme un autre" n'est-ce pas "cher" séguéla)... Liste non-exhaustive...


Dernière pensée ; l'ignorance (tant dans les problèmes que dans les solutions) des "citoyens-consommateurs" qui permet à ce marasme de survivre.

Lisez les essais de Jean-Michel Truong et passons à une conversation plus constructive.

8/1/06 23:57  
Anonymous mp a écrit...

Peut-être est-ce lié au fait que je suis (et je tiens a le rester) une douce rêveuse et éternelle optimiste, je persiste nous ne sommes pas du bétail économique ...
Bien entendu votre liste sonne juste, mais j'espère que chacun d'entre nous garde une part de liberté dans ses choix et pensées ... (le flop de la dernière star acc' me conforte dans cet avis).
Sans en venir aux extrêmes des 35h,je tiens à croire qu'un jour,grâce au social, des chinois (ou autres ...) ne mourrons plus de fatigue dans les usines pour la fée consommation,et ce n'est point de la pitié mais de la reconnaissance, du respect ...

Quant à l'ignorance, "l'ignorance vaux mieux qu'un savoir affecté..." Nicolas Boileau

10/1/06 15:34  
Blogger Oliver R a écrit...

C'est là la grande subtilité du système : vous faire croire que chacun garde une part de liberté, mais la vérité est que notre champ d'action se restreint de plus en plus, petit à petit mais lentement et sûrement (je vous invite à vous en rendre compte par vous-même).

Nous sommes dans une société de consommation, cela veut dire qu'à terme son but utlime sera de vous garantir la liberté... de consommer. Et entre consommer et consummer, il n'y a qu'un pas.

Deux grands modèles tentent de s'imposer en ce XXIe siècle naissant : l'ultra-libéralisme sauvage et le capitalisme à visage humain. Si le premier l'emporte, votre optimisme tout comme l'ignorance seront les deux seules choses qui vous resteront pour vous évader ou vous maintenir sur vos deux jambes.

Quant à la reconnaissance ou le respect, quelle différence avec la pitié lorsqu'on travaille 140 h par semaine? Moi non plus je ne souhaite à personne d'être du bétail économique mais c'est une réalité tangible pour les millions d'êtres humains au jour d'aujourd'hui.

Pourtant les solutions existent, mais elles ne sont pas appliquées. C'est cela qui me dégoute dans l'ignorance.

11/1/06 16:33  

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